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mercredi 23 mai 2018

La Vague







The Wave
Todd Strasser
Éditions Ember
138 pages
     Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d'histoire, crée un mouvement, la Vague, aux slogans fort : "La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l'Action". En l'espace de quelques jours, le paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage. Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration?
     Je ne sais pas pour vous, mais dans mon école secondaire, absolument tous les élèves, peu importe leur professeur, visionnent en classe le film La Vague, et ce, depuis plusieurs années. C'est donc en connaissant grossièrement l'histoire que je me suis procuré le livre et que je me suis lancé dans sa lecture.

Commençons par un peu d'histoire. En fait, pour ceux qui ne le savent pas, le livre, ainsi que le film, sont inspirés d'une histoire vraie, ayant eu lieu en 1967. Un professeur, qui n'arrivait pas à expliquer à ses élèves comment un régime tel que le régime nazi avait pu exister, a décidé de se lancer dans une étude expérimentale et de créer un mouvement nommé « La troisième vague ». L'étude s'est terminée de façon bien moins violente que le film, mais les deux oeuvres (roman et film) sont inspirés de la même histoire.

Donc, c'est grâce au film, en premier, que j'ai pris connaissance de cette histoire, et c'est donc avec un peu de déception que j'ai refermé le livre. En fait, le film s'inspire grossièrement de l'histoire de base et montre plutôt une histoire extrêmement romancée et beaucoup plus dramatique que ce qui s'est réellement produit. L'histoire a été adaptée pour être intéressante à regarder et pour divertir toute une panoplie de gens, et non pas seulement ceux appréciant regarder des documentaires.

Le livre, toutefois, est beaucoup plus près de la réalité. Il s'agit d'un bon livre, axé sur la psychologie des personnages et sur l'esprit impressionnable des adolescents. Il nous montre, en très peu de pages, l'importance de penser par soi-même et de ne pas suivre aveuglément un groupe simplement pour faire comme les autres et avoir l'impression d'appartenir à un groupe.

Il s'agit d'une lecture très intéressante puisqu'elle permet de comprendre plusieurs choses, notamment la façon dont une seule personne peut réussir à amener plusieurs personnes à poser des actes qu'ils n'auraient jamais commis par eux-mêmes et qu'ils savent répréhensibles. Toutefois, il s'agit d'un livre lent (celui-ci se déroule sur une semaine, et les jours sont vus du point de vue de plusieurs personnages) et contenant très peu d'action. Il y a un suspens de présent, puisqu'on se demande jusqu'où iront les personnages, mais c'est tout.

C'est donc une lecture que j'ai bien apprécié, mais qui, contrairement au film, ne m'a pas amené le sentiment du divertissement que j'espérais en commençant ma lecture, puisque malheureusement, j'ai vu la version romancée en premier.
"Laurie, if you study the types of people who join these cults, they're almost always people who are unhappy with themselves and their lives. They look at the cult as a way of changing, of starting over, of literally being born again. How else do you explain the change in Robert?"
"But what's wrong with that, Mom?"
"The problem is that it's not real, Laurie. Robert is safe only as long as he keeps within the confines of The Wave. But what do you think happens when he leaves it? The outside world doesn't know or care about The Wave. If Robert couldn't function in school before The Wave, he won't be able to function outside of school where The Wave doesn't exist."

Extrait en page 72.

dimanche 20 août 2017

Everything, everything

Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez dans doute sous le nom de «maladie de l'enfant-bulle». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d'avoir dix-huit ans, et je n'ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l'observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.



Chaos theory says that even a small change in initial conditions can lead to wildly unpredictable results. A butterfly flaps her wings now and a hurricane forms in the future.
Still.
I think if I could just find the moment, I could take it apart piece by piece, molecule by molecule, until I got down to the atomic level, until I got to the part that was inviolate and essential. If I could take it apart and understand it then maybe I could make just exactly the right change.



Extrait en page 297.
     Ce livre se trouvait dans ma PAL depuis un bon moment déjà, mais c'est seulement en voyant la bande-annonce pour le film qui est récemment sorti que je me suis dit que je devrais rapidement me mettre à sa lecture si je ne voulais pas me faire spoiler. De plus, comme ce livre compte majoritairement de bonnes critiques, je n'y ai pas pensé à deux fois avant de me lancer.

Tout d'abord, j'ai bien aimé la forme du livre. Il s'agit d'un roman qui utilise beaucoup le visuel. Plusieurs images sont dispersées tout au long du roman, et lorsque les deux personnages principaux communiquent par courriel et messageries instantanés, les formes sont respectées, ce que j'ai beaucoup aimé. Cela ajoutait une nouvelle dimension au livre, du divertissement, et cela fait en sorte que le livre se lit très rapidement.

Du côté des personnages, je les ai beaucoup appréciés, même si je les ai trouvés un petit peu vides. Je crois que, même s'ils étaient intéressants et qu'ils avaient chacun leur personnalités distinctes et complètes, ils auraient pu être un peu plus poussés au niveau du développement psychologique. Certaines de leurs actions me semblaient un peu trop irréfléchies pour sembler réalistes. C'est aussi ce que j'ai pensé de l'histoire d'amour qui représente la quasi-totalité de ce roman. Celle-ci était un peu niaise, irréfléchie, et semblait parfois un peu trop facile malgré les circonstances.

Malgré tout, je me suis laissé emporter par cette histoire loin d'être parfaite et par ces personnages quelques peu clichés et j'en suis venue à dévorer ce livre. Et puis j'en suis arrivé à la fin, qui m'a totalement surprise. Je dois admettre que si ce n'était pas pour la fin, j'aurais probablement classé ce livre avec mes autres lectures ne se démarquant pas du lot. Cette fin, je ne m'y en attendais pas du tout, même si au fond, l'auteure nous donne de petits indices tout au long du roman. J'ai trouvé qu'elle donnait une nouvelle dimension à l'histoire, beaucoup plus de profondeur que ce à quoi je m'attendais, et j'ai adoré.

Ce livre n'est peut-être pas un coup de coeur pour moi, contrairement à certains, mais il s'agit sans aucun doute d'une lecture que j'ai dévoré et dont je me souviendrai probablement assez longtemps.


jeudi 3 août 2017

Harry Potter, tome 3 : Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban

Sirius Black, le dangereux criminel qui s'est échappé de la forteresse d'Azkaban, recherche Harry Potter. C'est donc sous bonne garde que l'apprenti sorcier fait sa troisième rentrée. Au programme : des cours de divination, la fabrication d'une potion de ratatinage, le dressage des hippogriffes... Mais Harry est-il vraiment à l'abri du danger qui le menace? Un livre époustouflant qui vous emportera dans un tourbillon de surprises et d'émotions.





D'un geste majestueux, Fred tira quelque chose de sa cape et le posa sur une table. C'était un grand morceau de parchemin carré, très abîmé, qui ne portait aucune inscription. Harry, qui soupçonnait Fred et George de lui faire une de ces farces dont ils avaient le secret, regarda l'objet d'un air perplexe.

Extrait en page 208.
Harry Potter est l'une de ces séries cultes dont la présentation n'est plus nécessaire. Malgré la majorité de lecteurs ayant déjà lu et même relu cette série en entier, je fais toujours partie du peu d'entre eux qui ont la chance de découvrir la série pour la première fois.

Selon moi, J.K. Rowling est extrêmement forte pour créer une histoire parfaitement ficelée et remplie de péripéties plus prenantes à mesure qu'elles avancent, mais sa réelle force, ce sont ses personnages. Chacun d'entre eux, qu'il soit important ou extrêmement secondaire, est pensé de façon telle que nous pouvons facilement imaginer que l'auteure leur a tous créé une histoire bien à eux, avec un passé, un présent et un futur bien défini. Évidemment, ce sont sur les trois personnages principaux que nous en apprenons le plus, et ce sont leur histoires qui comprennent le plus de détails, mais les personnages de Rowling font partie des personnages les plus développés que j'ai eu l'occasion de rencontrer pendant mes lectures.

Ce troisième tome n'est pas mon préféré jusqu'à maintenant, mais il est tout de même extrêmement intéressant. L'arrivée de nouveaux personnages ajoute de l'intrigue à l'histoire, et nos trois personnages principaux ont toujours autant le don de se mettre dans des situations plus périlleuses les unes que les autres. Je dois toutefois avouer qu'il s'agit de quelque chose qui m'agace légèrement concernant cette série. Les personnages ne semblent jamais apprendre de leurs erreurs. Malgré le nombre de fois où ils réussissent à se mettre dans le pétrin, ils s'y relancent la tête baissée la fois d'après. Bon, évidemment, l'histoire ne serait pas aussi intéressante s'ils restaient dans leur dortoir à étudier pour leur examen plutôt que de suivre les araignées, mais vous comprenez ce que je veux dire.

Ce que j'ai particulièrement apprécié dans ce tome, c'est l'histoire de Buck et d'Hagrid, ce dernier étant l'un de mes personnages préférés. Malgré ma connaissance du dénouement final de cette histoire, j'ai quand même réussi à être anxieuse pour le sort de l'animal et j'ai réellement détesté le personnage de Malfoy. Je l'aurais frappé aussi, si j'avais pu. J'ai aussi particulièrement détesté le personnage de Snape (Rogue). Contrairement à plusieurs, ce dernier ne m'a jamais plu, et j'ai bien peur qu'l ne me plaise jamais.

Il s'agit de l'un des films que j'ai le moins vu de la série, et j'ai donc eu l'occasion d'être surprises à quelques reprises. Ce troisième tome est une réussite, et je m'attends à ce que les prochains le soit tout autant.

samedi 31 décembre 2016

Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 1

Une île mystérieuse. Un orphelinat en ruines. Une étrange collection de photos.

Jacob Portman, 16 ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l'avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d'un orphelinat pour enfants «particuliers». Selon ses dires, Abe y côtoyait une ribambelle d'enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des «Monstres». 

Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s'enfuit sous ses yeux. Bouleversé, Jacob part en quête de vérité sur l'île si chère à son grand-père. En découvrant le pensionnat en ruines, il n'a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux? Pourquoi vivaient-ils ainsi reclus, cachés de tous? Et s'ils étaient toujours en vie, aussi étrange que cela paraisse...




Emma m'a poussé vers elle et s'est éclairci la gorge. Le cliquetis régulier des aiguilles à tricoter s'est interrompu. La dame a levé les yeux et m'a salué :
- Bonjour. Vous êtes Jacob, je présume...
Emma l'a dévisagé, bouche bée.
- Comment savez-vous son...
La dame a réclamé le silence d'un geste, puis s'est présentée :
- Je suis Peregrine Faucon, la directrice de cet établissement. Enchantée de faire enfin votre connaissance.


Extrait en page 179.

La série de Miss Peregrine est l'une de ces séries qui aura marqué l'année de façon monumentale. Que vous l'ayez lu ou non, il est certain que vous en avez entendu parler et que quelqu'un de votre entourage l'a lu. Dans mon cas, j'ai tenté l'expérience de cette lecture en anglais avant qu'il ne devienne si populaire. J'ai toutefois abandonné suite à la lecture d'environ 80 pages, avant de me laisser gagner par sa popularité et de me relancer dans celui-ci, en français toutefois, quelques mois plus tard.

Dès le début de l'histoire, j'ai été plongé dans une atmosphère un peu lugubre. La couverture du livre donne déjà cette impression, donc je n'étais pas étonnée, et c'est une atmosphère que j'ai beaucoup aimé. Les photos y étaient aussi pour beaucoup dans cette atmosphère. Ce sont de vieilles photos, assez étranges, certaines presque effrayantes. Il s'agit d'un concept que j'ai beaucoup aimé. De plus en plus d'auteurs utilisent d'autres médias ou plateformes, tels que les photos et les vidéos dans leurs romans, pour ainsi ajouter une nouvelle dimension à l'histoire. Le seul point négatif que j'ai trouvé au concept des photos est que je ne pouvais pas m'imaginer les personnages selon les descriptions. Les personnages étaient représentés sur les photos, et c'est à ces représentations que l'histoire se référait. Le tout reste toutefois une très bonne idée et m'a beaucoup plu.

L'histoire en soi est intrigante et très intéressante. Ce n'est pas un concept nouveau, des enfants avec des pouvoirs particuliers étant pourchassés par les mauvais de l'histoire, mais l'ajout de l'aspect temporel et des «bulles» était plutôt intéressant. La première partie du roman était plutôt longue et monotone, et je crois que c'est pour cela que j'ai abandonné la première fois, mais l'histoire vaut la peine de continuer notre lecture, puisque l'action se trouve principalement dans la deuxième partie du roman. Les événements ne cessent de s'enchaîner et je n'ai pas pu laisser le livre de côté avant de connaître le fin mot de l'histoire.

Évidemment, comme ce sont des enfants «particuliers», les personnages ne sont pas inintéressants. Ils se démarquent de la masse et m'ont beaucoup plu puisqu'ils ont un petit quelque chose de différents. De jeunes corps, mais de très sages personnalités. Je dois toutefois avouer que je n'ai pas particulièrement adhéré à la romance de l'histoire, et donc j'ai été plutôt contente de constater qu'elle ne prenait pas le premier plan de l'histoire.

En bref, je dirais qu'il s'agit d'une très bonne lecture qui mérite l'attention qui lui est accordée, et que j'ai bien fait de reprendre ma lecture, pour la finir cette fois. Je lirai donc probablement les tomes suivants, même s'il ne s'agit pas de ma priorité immédiate.

lundi 21 novembre 2016

Avalon High : Un amour légendaire

Moi, Ellie, je crois que je suis tombée amoureuse de Will, le capitaine de l'équipe de football du lycée. Il est spécial ce garçon : même si nous venons de nous rencontrer, j'ai l'impression de le connaître depuis toujours. D'ailleurs, Will aussi est persuadé de m'avoir déjà vue! Qui sait, peut-être dans une autre vie? Quoi qu'il en soit, pas la peine de rêver au conte de fées, parce qu'il a déjà une petite amie, Jennifer (une vraie princesse!)... qui semble un peu trop proche de Lance, le plus fidèle ami de Will. Me voilà soudain témoin de leurs secrets! Quel rôle dois-je jouer, moi, dans cet étrange trio?


C'est la première fois que j'étais invitée à une fête. Une fête de garçons, je veux dire. Quand Nancy organisait quelque chose pour son anniversaire, seule notre bande venait, et notre bande, ce n'étaient que des filles. Une fois, un garçon de l'athlétisme avait convié toute l'équipe chez lui, garçons et filles confondus. Mais, au bout du compte, mes amies et moi étions restées entre nous tandis que les garçons nous avaient ignorées, trop occupés qu'ils étaient à admirer les performances des pompom girls.


Extrait en page 87.
Avalon High est un livre qui me faisait envie depuis un long moment, puisqu'il s'agit d'une fiction écrite à partir d'une histoire plutôt connue, c'est-à-dire celle du roi Arthur. Cette histoire m'intéressait bien, à la base, et n'ayant encore jamais lu de livres de cette auteure, je me disais qu'il s'agissait probablement d'un premier livre avec lequel commencer. Au final, peut-être ai-je eu tort. 

Ce qui m'a particulièrement déplu, chez ce livre, est l'écriture de l'auteure, et plus précisément son irrégularité. À un moment, l'écriture semble recherchée, et l'auteure emploie des termes beaucoup plus spécifiques, d'un langage beaucoup plus sophistiqué. Quelques lignes plus loin, toutefois, celle-ci emploie des termes communs, familiers, et utilise des tournures de phrases quelquefois boiteuses. Cela m'a profondément énervé, puisque mon rythme de lecture se voyait changé, et ma perception du récit aussi. Peut-être s'agit-il d'un problème de traduction, mais n'ayant pas lu ce livre dans sa langue originale, je ne saurais malheureusement le dire, et c'est donc seulement la traduction du récit que je peux juger.

Sachant qu'il s'agit d'un livre dont le public cible est plutôt jeune, je ne m'attendais pas à des personnages extrêmement complexes, mais j'ai toutefois été déçue par ceux-ci. Les personnages m'ont semblé peu approfondis, et restant à la surface même des clichés. Tout en s'appuyant sur ces derniers, l'auteure aurait facilement pu développer ses personnages un peu plus, mais elle est restée au sportif, à son meilleur ami, à la copine pompom girl et à la jeune fille effacée. Les personnages ne sont rien de plus, même s'ils le devaient, surtout avec les personnages historiques leur étant attribués. Même en accomplissant des actes à la limite de l'héroïsme, ils me semblaient plats et sans intérêts. Leurs comportements m'énervaient, leurs réactions m'horripilaient et leurs dialogues me faisaient lever les yeux au ciel. Tout dans ces personnages réussissait à me déplaire. Les personnages secondaires n'étaient pas vraiment mieux, à mon avis. Leurs réactions étaient démesurées, ou complètement désintéressées, sans que j'y trouve un juste milieu. Ils me semblaient présents pour meubler l'histoire, sans plus.

Au final, ce livre présentait un bon potentiel, mais l'aspect historique qui m'a attiré vers ce livre n'a selon moi pas été assez exploité. L'aspect jeunesse a finalement pris le dessus sur tout le reste, et cela s'est senti dans le faible développement des personnages, mais aussi dans la façon dont les événements se sont déroulés. Les motivations étaient pauvres, et les dénouements trop faciles. Malheureusement, ce livre s'est révélé être une déception pour moi, et me freine maintenant à lire d'autres livres de cette auteure.

samedi 9 mai 2015

La Voleuse de livres




The Book Thief
Markus Zusak

Éditions Pocket
633 Pages


Évidemment, c'est très impoli de ma part. Je suis en train de gâcher non seulement le dénouement du livre, mais la fin de ce passage particulier. Je vous ai annoncé deux événements, parce que mon but n'est pas de créer un suspense. Le mystère m'ennuie. Il m'assomme. Je sais ce qui se passe, et du coup vous aussi. Non, ce qui m'agace, me trouble, m'intéresse et me stupéfie, ce sont les intrigues qui nous y conduisent.




RÉSUMÉ

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt? Ou sa force extraordinaire face aux événements? À moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre et a même inspiré à la Mort ce joli surnom : La Voleuse de livres...

MON AVIS

Je n'avais jamais vraiment entendu parler de ce livre avant d'entendre parler du film, mais dès que j'en ai lu le résumé, j'ai eu très envie de le lire. Je me suis récemment découvert un intérêt pour les livres à caractères historiques, et encore plus ceux qui abordent la Seconde Guerre mondiale, alors ce livre tombait directement dans ce que j'avais envie de lire.

Il ne s'agit pas d'un livre heureux, on ne se le cachera pas. L'histoire se passe en plein milieu de la Seconde Guerre mondiale, à Munich. Il s'agit d'un livre qui a parfois été difficile à lire, pas tant par son contenu, mais plutôt par son antécédent historique. L'auteur a fait en sorte que la lecture soit fluide et réussit à nous révolter avec ses mots, simples mais efficaces, et non pas en décrivant des scènes atroces avec beaucoup de détails. Il a une façon d'écrire imagée, qui nous laisse imaginer nous-mêmes les scènes, en décrivant seulement les éléments essentiels. C'est quelque chose que j'ai beaucoup aimé. La façon d'écrire de l'auteur est magnifique, très poétique, et apporte une touche de douceur dans toute cette violence.

Les personnages sont extrêmement attachants, et je me suis associés au personnage principal, celui de la petite Liesel. Celle-ci essaie simplement de vivre une vie normale dans une période de l'histoire qui ne le permet pas. On peut voir son évolution psychologique alors qu'elle grandit et que la guerre fait de plus en plus de victimes à travers le monde. On peut voir sa difficulté d'adaptation dans un pays où avoir une opinion différente de celle des autres est extrêmement dangereux. On peut la voir se chercher en tant que personne, se trouvant dans une famille qu'elle n'a pas choisi et avec laquelle elle n'a aucun lien de sang. J'ai beaucoup aimé ce personnage. J'ai aussi beaucoup aimé les personnages de Max et de Rudy.

La fin du lire n'était pas totalement comme je m'y attendais. Elle était beaucoup moins noire que ce à quoi je m'étais préparée, et c'est quelque chose que j'ai beaucoup aimé. La fin, bien que tragique, laissait une certaine dose d'espoir, et beaucoup d'émotions. J'ai bien versé quelques larmes en refermant le livre, à cause de la fin, mais aussi parce que je venais de tourner les dernières pages d'un livre qui m'a profondément touché.

Et comment parler de ce livre sans mentionner la narratrice particulière de ce livre. Ce dernier est narré par la Mort elle-même. C'est une idée que j'ai trouvé très originale et qui m'a encore plus donné envie de lire ce livre. C'est aussi très avantageux puisque nous pouvions ainsi connaître l'histoire d'à peu près tous les personnages, sans que cela semble déplacé ou bizarre dans l'histoire. Cela m'a aussi permis de me sentir plus près des personnages puisque c'est comme si la Mort me racontait personnellement leur histoire, comme si j'avais un lien avec eux, d'une façon ou d'une autre. 

C'est un livre qui m'a marqué et qui se retrouve dans mes coup de coeur. J'aimerais pouvoir mieux exprimer ce que j'ai ressenti en lisant ce livre, mais je devrai me contenter de ces quelques paragraphes, puisque je ne pourrais probablement jamais vous exprimer en mots la façon dont j'ai aimé cette lecture. C'est quelque chose qui se ressent, mais ne s'explique pas.


Comme beaucoup de malheurs, cela commença par l'apparence du bonheur.


Personnages préférés : Max
La Voleuse de livres

Premier extrait en page 283. Deuxième extrait en page 101.

dimanche 3 mai 2015

Les pages de notre amour


The notebook
Nicholas Sparks

Éditions Robert Laffont
211 Pages

Les poètes décrivent souvent l'amour comme une émotion incontrôlable, qui l'emporte sur la logique et le sens commun. Eh bien, pour moi, c'était ainsi. Je ne comptais pas tomber amoureux de toi et je ne pense pas que tu avais prévu de tomber amoureuse de moi. Mais dès l'instant où nous nous sommes rencontrés, c'était clair : ni l'un ni l'autre ne pouvaient maîtriser ce qui nous arrivait. Nous sommes tombés amoureux, malgré tout ce qui nous séparait. À partir de ce moment-là, il s'est créé quelque chose de rare et de magnifique. Je n'ai connu un tel amour qu'une seule fois. C'est pourquoi chaque minute que nous avons passée ensemble est restée gravée dans ma mémoire. Je n'en oublierai jamais un instant.

RÉSUMÉ

«Je suis un homme ordinaire, et j'ai mené une vie ordinaire. Aucun moment ne sera élevé à ma mémoire, et mon nom sera vite oublié. Mais j'ai aimé de tout mon coeur, de toute mon âme.»

Telles sont les paroles de Noah. Allie et lui se sont connus alors qu'ils n'avaient encore que quatorze ans et depuis l'amour n'a jamais cessé de les unir. Cinquant ans ont passé. À présent, Noah veille sur Allie atteinte de la maladie d'Alzheimer. Lorsqu'elle ressent les premiers symptômes, elle lui fait une demande particulière : évoquer et revivre leur propre histoire...

MON AVIS

Je dois être l'une des seules femmes de cette planète qui n'a pas aimé le film Les pages de notre amour puisque lorsque j'en parle, les gens me regardent bizarrement, j'ai donc décidé de lire le livre, de façon à savoir s'il s'agit de l'histoire que je n'aime pas ou bien du film en tant que tel. En lisant ce livre, j'ai réalisé que c'est l'histoire que je n'aime pas, malheureusement. 

J'avais déjà lu La dernière chanson de Nicholas Sparks, que je me souviens avoir beaucoup aimé, alors je m'attendais à apprécier ce livre puisqu'il s'agit du même auteur, mais même si la qualité d'écriture reste la même, j'ai été plutôt déçue par ce livre.

Je vais commencer avec le plus gros problème associé au livre; l'histoire d'amour ne m'a pas du tout touché. C'est un très gros problème puisque l'histoire complète tourne autour d'une histoire d'amour. Je n'ai donc pas vraiment embarqué dans l'histoire, et j'avais même plutôt hâte de tourner la dernière page. Je ne serais pas prête à dire avec conviction que le manque de sentiments que j'ai ressenti vient de l'écriture, je ne crois pas que le problème était réellement là, mais plutôt des personnages. Je ne me suis pas du tout attaché à eux. Enfin, c'est faux, je me suis attaché à Noah. Mais pas du tout à Allie. En fait, Allie en est même venu à m'énerver. J'avais l'impression qu'Allie ne méritait pas Noah et cela a vraiment gâché ma lecture. Même la fin ne m'a pas touché, c'est pour dire...

Enfin, ma chronique sera très courte pour ce livre. À la base, je ne pensais même pas en faire une tellement j'ai peu de choses à dire sur celui-ci. Je ne peux pas exprimer clairement la vraie raison pour laquelle je n'ai pas apprécié ce livre, mis à part les raisons que je vous ai donné plus tôt, tout simplement puisque je ne le sais pas vraiment moi-même. Il s'agit simplement de ce genre de livre qu'on est heureux d'avoir lu puisqu'il s'agit d'un classique, mais dont nous ne retiendrons pas grand chose et qui, si nous ne l'avions pas lu, n'aurais rien changé.

Extrait en page 108.