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lundi 11 novembre 2024

La psy






Titre français : La psy
Titre original : Never Lie
Auteur : Freida McFadden
Édition lue : Poisoned Pen
296 pages
Lu en anglais






Tricia et Ethan sont des jeunes mariés à la recherche d'une maison. Pendant qu'ils visitent le manoir isolé d'une psychiatre renommée qui a disparu quatre ans plus tôt, une tempête de neige les empêche de quitter les lieux. Pour patienter, Tricia écoute les cassettes des séances du Dr Adrienne Hale avec chacun de ses patients qui retracent les événements ayant conduit à sa disparition.

Je me suis lancée dans cette lecture après en avoir abondamment entendu parler sur les réseaux sociaux, et c’est pourquoi je crois que j’avais de grandes attentes envers cette lecture. C’est probablement la raison pour laquelle j’en ressors malheureusement assez déçue.

L’histoire en soi n’est pas mauvaise, elle est même bien entrainante. Un couple se retrouve coincé dans une maison isolée avec un lourd passé lors d’une tempête de neige, et des choses étranges se produisent. Le problème avec cette narrative, c’est plutôt que je l’ai maintes fois vue et revue, notamment dans le livre Dix ans, noces de sang que j’ai lu assez récemment. J’espérais donc que cette lecture serait capable de me faire oublier ces autres lectures semblables en me surprenant, mais finalement celle-ci ne m’a pas convaincue sur ce côté. J’ai tout de même trouvé l’histoire bien intéressante, bien qu’extrêmement clichée pour environ les deux tiers du livre, et les pages se tournaient à un rythme soutenu et rapide.

Du côté des personnages, cela ne s’est pas vraiment amélioré. J’ai apprécié le personnage du Dr Adrienne Hale, que nous pouvons apprendre à connaitre à travers les cassettes de ses séances écoutées par le personnage principal du livre, Tricia. Toutefois, je n’ai pas particulièrement aimé les personnages de Tricia et Ethan, les trouvant vides, niais et étant décrit avec une bonne dose de cliché, encore une fois. Leurs actions m’énervaient au plus au point, et je les ai trouvés franchement imbéciles à quelques reprises. En bref, des personnages qui m’ont malheureusement plus embêté qu’autre chose.

Je dois cependant donner du crédit à l’autrice pour m’avoir complètement surprise à la fin. J’avais quelques théories en tête, mais aucune ne s’est avérée vraie, ce qui m’a agréablement surprise après un deux tiers de lecture assez moyen. Toutefois, au lieu d’en rester à un seul dénouement surprenant, l’autrice en a accumulé plusieurs, rendant le tout plus grand que nature, ce qui m’a un peu fait décrocher finalement.

En bref, une lecture divertissante et intéressante qui avait le potentiel d’être une excellente lecture, mais qui est restée assez moyenne pour moi. Je lui donne une note de 3/5 puisque j’ai passé un bon moment de lecture en compagnie de ce livre, mais rien ne m’a réellement marqué et je n’en ressors pas impressionnée. 

vendredi 1 novembre 2024

Lettres d'enchantement, tome 1 : Divines rivalités






Titre français : Lettres d'enchantement, tome 1 : Divines rivalités
Titre original : Letters of Enchantment, book 1: Divine Rivals
Auteur : Rebecca Ross
Édition lue : Wednesday Books
357 pages
Lu en anglais






Aucun dieu, aucune guerre ne pourra les séparer.


Après plusieurs siècles de sommeil, les dieux sont à nouveau en guerre. Alors que son frère est parti au front et que sa mère sombre dans l'alcool, la jeune journaliste Iris Winnow tente de maintenir sa vie à flot.

Elle ne trouve de réconfort que dans les lettres écrites à son frère, porté disparu, qu'elle glisse sous sa garde-robe et qui disparaissent mystérieusement. Lorsqu'elle reçoit des réponses anonymes, sans savoir que leur auteur n'est autre que son plus grand rival, Roman Kitt. Alors qu'un lien indéfectible se noue entre eux, Iris accepte une mission au front en tant que correspondante. 

Dans un pays où les humains ne sont que les pions de puissances divines, Iris et Roman se font la promesse de continuer à s'écrire. Mais, confrontés aux horreurs de la guerre, leur avenir sera de plus en plus incertain...

Je me suis lancé dans la lecture de ce premier tome, sans vraiment savoir à quoi s’intéressait l’histoire, après avoir entendu de nombreux commentaires positifs dans la sphère du booktok. Après ma lecture, je peux officiellement dire que je suis très heureuse de m’être laissé influencée par tous ces commentaires, puisque j’ai offert à ce livre la fabuleuse note de 5/5.

L’univers dans lequel nous plonge Rebecca Ross m’a énormément plu. Nous sommes dans ce qui semble être le début des années 1900, pendant une période ressemblant à la Première Guerre mondiale, où les personnages principaux utilisent des machines à écrire et vivent dans un monde dans lequel des traces de magie d’un ancien monde persiste toujours. Cette magie est acceptée par tous les personnages, mais très peu utilisée, puisqu’elle représente plutôt les vestiges d’une civilisation précédente qui cohabitait avec les dieux et évoluait sous leur règne. En fait, la magie et l’enchantement, bien que présente tout au long de l’histoire puisqu’il est question d’une guerre entre les dieux, n’est pas réellement mentionnée, si ce n’est qu’à quelques reprises bien spécifiques pour servir des moments précis de l’histoire. Je sais qu’il s’agit de quelque chose que plusieurs n’ont pas apprécié, mais personnellement, c’est ce qui m’a fait apprécier ma lecture encore plus. J’ai parfois du mal avec les livres trop fantastiques qui nous plonge dans un monde complètement différent, donc d’avoir accès à un monde plus ou moins semblable, avec quelques ajouts ici et là, m’a particulièrement enthousiasmé.

Le personnage principal, Iris, m’a rapidement plu, et sa relation avec Roman, son rival, m’a automatiquement intéressé. Ce n’est pas un spoiler de révéler que cette relation se transforme d’ennemi à amoureux, mais la façon dont cela a été fait m’a particulièrement plu. Je n’aime normalement pas beaucoup les histoires dont l’histoire d’amour prend la place centrale, mais bien que celle-ci représente le cœur de cette histoire, celle-ci est bien plus. Il s’agit d’une histoire d’amour, mais aussi d’amitié, de guerre, de deuil, et d’espoir devant un monde de plus en plus changeant et effrayant. L’histoire était belle, parfois nunuche sur les bords, mais j’ai été attendrie par celle-ci, et cela m’arrive assez peu.

Je pourrais continuer longtemps à parler de cette lecture, puisque je l’ai tout simplement adoré. J’ai dévoré les pages les unes après les autres, voulant à tout prix savoir comment l’histoire d’Iris et de Roman allait se terminer. J’ai très hâte de lire la suite, en espérant que ce deuxième tome réponde à mes attentes et soit à la hauteur de ce premier tome. 

dimanche 31 décembre 2017

Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers

Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n'ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais... C'est donc l'un avec l'autre, et l'un pour l'autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l'univers.





We all wanted to see what Dante was seeing.
We stood silently around Dante's telescope in the middle of the desert as we waited for our turn to see all the contents of the sky. When I looked through the telescope, Dante began explaining what I was looking out into the vast universe. Through that telescope the world was closer and larger that I'd ever imagined. And it was all so beautiful and overwhelming and - I don't know - it made me aware that there was something inside of me that mattered.

Extrait en page 42.
Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers est un livre qui se trouvait dans ma PAL depuis un long moment, et je ne cessais de lire d'excellents commentaires sur celui-ci, si bien que j'ai préféré attendre pour le lire, de façon à avoir le temps de bien m'immerger dans l'histoire et de bien l'apprécier dans son entièreté.

J'ai découvert dès les premières pages une écriture extrêmement poétique et entraînante. Il s'agit de ce genre de plume que je pourrais lire des heures durant sans jamais me lasser, tellement les phrases s'enchaînent et les mots s'entremêlent d'une si belle façon. L'histoire, en somme, n'est ni originale, ni débordant d'action, mais elle est tout simplement belle. Magnifique, même. J'ai eu des larmes aux yeux, j'ai eu le sourire aux lèvres. Ce livre m'a fait passer par une gamme d'émotions complète, en peu de temps, et c'est ce qui fait en sorte que je l'ai autant apprécié. 

Les personnages sont attachants, et représentent le point fort de ce roman. Je dois admettre que le personnage de Dante s'est mis à m'exaspérer vers la fin, mais ce n'était que son attitude face à la situation qui me déplaisait, ainsi que le fond de sa personnalité, mais le personnage dans son ensemble m'a beaucoup plu, tout comme celui d'Ari. Il s'agit de deux adolescents radicalement différents, mais tellement semblables à la fois. J'ai aussi beaucoup apprécié la façon dont les personnages des parents avaient été abordés. Ceux-ci ont leurs problèmes, leurs difficultés, mais l'auteur n'a jamais utilisé la route facile et tombé dans le cliché des parents qui ne comprennent jamais rien et qui ne sont d'aucune aide pour leur enfant. C'était une différence agréable à retrouver dans un livre ciblant un public de jeunes adultes.

Concernant la fin, je m'en attendais un peu. En fait, toute l'histoire nous pousse vers cette fin, cette réalisation, il aurait donc été un peu naïf de ne pas la voir arriver. Toutefois, j'ai beaucoup aimé que le roman ne tourne pas autour d'une histoire d'amour, mais beaucoup plus autour d'une merveilleuse histoire d'amitié. J'ai adoré voir les personnages évolués les uns avec les autres, se découvrir et se comprendre, s'aimer et s'accepter. C'est un livre que j'ai beaucoup apprécié, comme plusieurs autres, d'ailleurs.



Nous les menteurs

Une famille belle et distinguée. Une île privée. Une fille brillante, blessée ; un garçon passionné, engagé. Un groupe de quatre adolescents - les Menteurs - dont l'amitié sera destructrice. Une révolution. Un accident. Un secret. Mensonges sur mensonges. Le grand amour. La vérité.

Welcome to the beautiful Sinclair family.
No one is a criminal.
No one is an addict.
No one is a failure.
The Sinclairs are athletic, tall, and handsome. We are old-money Democrats. Our smiles are wide, our chins square, and our tennis serves aggressive.
It doesn't matter if divorce shreds the muscles of our hearts so that they will hardly beat without a struggle. It doesn't matter if trust-fund money is running out ; if credit card bills go unpaid on the kitchen counter. It doesn't matter if there's a cluster of pill bottles on the bedside table.


Extrait en page 3.
     Nous les menteurs est un livre qui a fait le tour de la toile il y a quelques mois de cela. Il se trouvait parmi les livres les plus populaires du moment, et c'est ce qui m'a donné envie de le lire, puisque si autant de gens l'adoraient, c'est probablement qu'il était plutôt bon... non? Non.

Dans mon cas, ce livre est malheureusement une belle déception. J'ai lu ce livre en version originale, et dès les premières pages je savais que l'écriture n'allait pas m'emporter. Je ne saurais dire avec exactitude ce que je n'ai pas apprécié de celle-ci, mais elle n'était tout simplement pas assez entraînante pour me donner envie de tourner les pages à un rythme effréné. Je n'ai pas non plus réussi à réellement accrocher à l'histoire. Oui, j'avais envie de connaitre le fin mot de l'histoire et c'est pourquoi je n'ai pas abandonné ma lecture, mais il s'agit d'un livre qui ne m'a fait ni chaud ni froid et que je n'ai pas pris un réel plaisir à lire.

J'ai continué ma lecture en me disant que la fin me donnerait peut-être tort, et que je réaliserais que celle-ci valait bien l'histoire moyenne que je venais de lire... mais une fois encore, non. J'ai vu la fin arriver à des kilomètres, et bien que je mentirais si je disais que je savais ce qui était réellement arrivé, je peux dire sans mentir que j'avais compris la majorité des éléments, et que de cette façon, la fin ne m'a pas du tout étonnée. Je l'ai plutôt trouvée décevante. Étrangement, je m'attendais à vraiment plus de celle-ci.

Il y a aussi les personnages... Je les ai trouvé exécrables. Il n'y en a pas un seul auquel je me suis attaché, pas même le personnage principal, que j'ai trouvé extrêmement banal et désagréable.

Au final, je n'arrive pas à trouver de points positifs à ce livre, si ce n'est le fait qu'il était court et qu'il se lisait facilement et rapidement. J'ai malheureusement été extrêmement déçue par cette lecture que plusieurs ont trouvée très bonne. J'en attendais tellement plus, et peut-être que j'en attendais justement trop.

mercredi 30 août 2017

Bird Box

Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors il y a un danger terrible, sans nom. S'ils s'aventurent à l'extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S'ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu'au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l'autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd'hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.


Who's the mad one here? Look at you now. Two people meet on a river..."
Malorie rocks back and forth. She senses a gap behind the rowboat, some kind of opening. 
"...one of them looks to the sky..."
Malorie feels the paddle sink into the earth.
"...the other tries to steer a boat with a blindfold on."
The rowboat is almost free.
"So, I have to ask myself..."
"More!" she screams.
"...who here has gone mad?"

Extrait en page 55-56.






     Bird box est l'un de ces livres acclamés par la critique, c'est donc sans grande hésitation que je me le suis procuré et que je me suis lancé dans sa lecture.

Ce livre présente un concept de lecture très intéressant. Dans cette histoire, les personnages n'ont pas la possibilité de voir s'ils ne se trouvent pas dans un endroit totalement sécurisé. Quelque chose rôde parmi eux, les rendant complètement fou sans raison apparente, si ce n'est que tous les témoins de ces accès de violence peuvent affirmer que les victimes ont semblé voir l'une de ces choses tout juste avant de succomber à cette folie meurtrière. C'est donc dans une noirceur totale que les personnages, et par le fait même le lecteur, évoluent dans cet environnement malsain.

L'auteur joue ainsi avec les sens du lecteur. Ce lecteur qui, habitué de lire et d'imaginer ce qui se passe selon les descriptions fournies, se retrouve maintenant aussi impuissant que les personnages dont il lit présentement l'histoire. C'est avec les sons, et non les imagines, qu'il doit maintenant évoluer. Se fier aux émotions des personnages, et non plus aux couleurs et aux reliefs.

C'est une situation qui, renforcée par le peu de pages de ce roman, crée un énorme suspense. Contrairement à plusieurs, je n'irais pas jusqu'à dire que j'ai été effrayée par cette histoire et cette façon de faire, mais j'ai sans aucun doute été tenue en haleine, du début à la toute fin.

Le roman est divisé en deux parties qui s'entrecroisent, c'est-à-dire le présent et le passé. Le présent représente la quête du personnage principal, Malorie, et de ses deux jeunes enfants. Le passé représente les raisons poussant Malorie à entreprendre cette quête ardue dans un territoire maintenant des plus hostiles. Plusieurs éléments sont révélés avant qu'il ne nous soit expliqué la façon dont ces événements se sont produits, ou même quand ceux-ci ont eu lieux. Le suspense se voit donc décuplé puisque nous ne suivons pas qu'une seule histoire, mais bien deux. Ces éléments du passé nous sont révélés par brefs moments, créant un puzzle dont les pièces ne s’emboîtent que vers la fin, nous révélant pleinement les motivations de Malorie. Le passé m'a semblé plus intéressant que le présent, pour la simple raison que l'action y est plus présente et surtout puisque le visuel y joue un plus grand rôle. La partie du présent mise beaucoup plus sur les sons et les ressenties des personnages, donc joue beaucoup plus dans la subtilité.

Lorsque les deux parties se rencontrent, nous en sommes à la fin. C'est la partie que j'ai le moins apprécié du roman. Il y reste beaucoup trop de questionnement, à mon avis. Le livre, véritable récit de suspense et de manque d'informations tangibles, se voit attribuer une fin à son image. Toutefois, même si je comprends les motivations de l'auteur, mon côté curieux prend l’avantage, et j'aurais beaucoup apprécié en apprendre plus sur les fondements de cette histoire.

Je laisse donc cette lecture derrière moi avec un sentiment étrange de bon divertissement et de changement, mais aussi avec un certain manque. Je crois qu'après tous les éloges que j'avais pu en entendre, je m'attendais à quelque chose d'un peu... plus. Plus imaginatif, plus effrayant, et surtout plus complet.

dimanche 20 août 2017

Everything, everything

Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez dans doute sous le nom de «maladie de l'enfant-bulle». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d'avoir dix-huit ans, et je n'ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l'observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.



Chaos theory says that even a small change in initial conditions can lead to wildly unpredictable results. A butterfly flaps her wings now and a hurricane forms in the future.
Still.
I think if I could just find the moment, I could take it apart piece by piece, molecule by molecule, until I got down to the atomic level, until I got to the part that was inviolate and essential. If I could take it apart and understand it then maybe I could make just exactly the right change.



Extrait en page 297.
     Ce livre se trouvait dans ma PAL depuis un bon moment déjà, mais c'est seulement en voyant la bande-annonce pour le film qui est récemment sorti que je me suis dit que je devrais rapidement me mettre à sa lecture si je ne voulais pas me faire spoiler. De plus, comme ce livre compte majoritairement de bonnes critiques, je n'y ai pas pensé à deux fois avant de me lancer.

Tout d'abord, j'ai bien aimé la forme du livre. Il s'agit d'un roman qui utilise beaucoup le visuel. Plusieurs images sont dispersées tout au long du roman, et lorsque les deux personnages principaux communiquent par courriel et messageries instantanés, les formes sont respectées, ce que j'ai beaucoup aimé. Cela ajoutait une nouvelle dimension au livre, du divertissement, et cela fait en sorte que le livre se lit très rapidement.

Du côté des personnages, je les ai beaucoup appréciés, même si je les ai trouvés un petit peu vides. Je crois que, même s'ils étaient intéressants et qu'ils avaient chacun leur personnalités distinctes et complètes, ils auraient pu être un peu plus poussés au niveau du développement psychologique. Certaines de leurs actions me semblaient un peu trop irréfléchies pour sembler réalistes. C'est aussi ce que j'ai pensé de l'histoire d'amour qui représente la quasi-totalité de ce roman. Celle-ci était un peu niaise, irréfléchie, et semblait parfois un peu trop facile malgré les circonstances.

Malgré tout, je me suis laissé emporter par cette histoire loin d'être parfaite et par ces personnages quelques peu clichés et j'en suis venue à dévorer ce livre. Et puis j'en suis arrivé à la fin, qui m'a totalement surprise. Je dois admettre que si ce n'était pas pour la fin, j'aurais probablement classé ce livre avec mes autres lectures ne se démarquant pas du lot. Cette fin, je ne m'y en attendais pas du tout, même si au fond, l'auteure nous donne de petits indices tout au long du roman. J'ai trouvé qu'elle donnait une nouvelle dimension à l'histoire, beaucoup plus de profondeur que ce à quoi je m'attendais, et j'ai adoré.

Ce livre n'est peut-être pas un coup de coeur pour moi, contrairement à certains, mais il s'agit sans aucun doute d'une lecture que j'ai dévoré et dont je me souviendrai probablement assez longtemps.


Demain n'est pas un autre jour

Avant le diagnostic, la vie de Lane était plutôt banale. Au sanatorium pour ados, il rencontre l'irrésistible Sadie et sa bande de copains. Rebelles, excentriques et résolument vivants, dans le monde rigide de l'établissement, ces adolescents ne suivent que leurs propres règles. À leurs côtés, Lane réalise que la maladie n'est pas nécessairement une fin : quand l'amour et l'amitié viennent tout bousculer, elle pourrait même constituer un nouveau départ.





Everyone else had known that. And I should have, too. I just hadn't wanted to admit it, because admitting it meant acknowledging the possibility that the odds might not be in my favor. And that possibility was terrifying. 

I wasn't surrounded by sick kids, I was one of them.


Extrait en page 103.
     J'ai eu l'occasion de lire Coeurs brisés, têtes coupées de Robyn Schneider, que je n'avais malheureusement pas particulièrement apprécié, mais j'avais à ce moment décidé de donner une seconde chance à l'auteure en lisant ses prochaines oeuvres. Dès que j'ai lu le résumé de Demain n'est pas un autre jour, j'ai eu un bon pressentiment, si bien que je l'ai acheté dès sa sortie, mais ce n'est que récemment que j'ai pris le temps de me lancer dans sa lecture.

Pour débuter, je dois admettre que la plume de Schneider est un vrai régal, bien différente de la faible traduction que javais lu dans Coeurs brisés, têtes coupées. Je me suis laissé bercer par ses mots, son humour et son vocabulaire dès les premières lignes. Je crois que la traduction de ma précédente lecture lui avait fait perdre toute sa beauté, et j'ai bien aimé avoir la chance de redécouvrir son écriture, ou plutôt de réellement la découvrir cette fois.

Schneider a su transmettre les émotions avec brio dans ce roman, et c'est ainsi que je me suis laissé transporter par l'histoire de Lane et de son séjour à Latham. Lane est un personnage principal avec lequel j'ai réussi à m'identifier. Cette peur de l'échec qui le caractérise lui rend la vie difficile dans cet environnement qui ne peut permettre aucune compétitivité, et qui laisse seulement la place au repos et, dans le meilleur des cas, à la guérison. Les émotions du jeune homme étaient facilement ressenties, et je me suis laissé submerger par celles-ci tout au long de ma lecture.

Les personnages représentent aussi un point fort de cette lecture. Le deuxième personnage principal, celui de Sadie, m'a beaucoup plu. Nous avons l'occasion de lire leur point de vue à tous les deux, et c'est quelque chose que j'ai beaucoup aimé. J'ai beaucoup apprécié la complexité du personnage de Sadie, qui peut sembler tellement simple à priori. En fait, j'ai tout simplement aimé la complexité des personnages. Bien que l'auteure aurait très bien pu développer beaucoup plus de ses personnages secondaires, elle a tout de même fait un très bon travail pour en développer quelques-uns de façons très intéressantes.

L'histoire d'amour de cette lecture m'a un peu laissé de glace. Je la trouvais mignonne, mais un peu niaise. Toutefois, ce n'est pas réellement quelque chose qui m'a dérangé. Je ne me suis pas laissé bercer par celle-ci, mais elle ne m'a pas vraiment déplu. Disons simplement qu'elle ne m'a fait ni chaud ni froid.

En conclusion, il s'agit d'une excellente lecture mais attention à ne pas trop la comparer à d'autres romans du même genre, comme Nos étoiles contraires de John Green, puisque malheureusement, alors, elle en perd un peu de son attrait.


It's so strange how the moment of your birth is this fixed point in time, but the hour of your death is always changing based on what you eat  for dinner, or where you cross the street, or who you trust when you're alone in the dark woods. But I like to think of all those little moments that add up to the final one, because it meant that my death would be my own, the result of my life, and not just something that happened to me.

Extrait en page 314.



vendredi 23 juin 2017

Almost Adulting

In Almost Adulting - perfect for budding adults, failing adults, and eaters of microwave mug brownies - Arden tells you how to survive your future adulthood. Topics include :

- Making internet friends who are cool and not murderers
- Flirting with someone in a way to make them think you are cool and not a murderer
- Being in an actual relationship where you talk about your feeling in a healthy manner??? To the other person???
- Eating enough protein
- Assembling a somewhat acceptable adult wardrobe when you have zero dollars
- Going on adventures without starting to smell
- How sexy is supposed to feel, but, like, actually though

By the end of the book - a mash-up of essays, lists, and artwork - you'll have learned not only how to dress yourself, how to travel alone, how to talk to strangers online, and how to date strangers (in PERSON!), but also how to pass as a real, functioning, appropriately socialized adult.
Pour ceux qui ne connaissent pas l'auteure, Arden Rose, il s'agit d'une jeune youtubeuse faisant des vidéos sur des sujets plus ou moins tabous dans son milieu. Ces dernières années, les youtubeurs se sont mis à publier des livres en masse, et je n'en ai lu que quelques-uns jusqu'à maintenant.

Son livre n'est pas tout à fait un guide, mais pas tout à fait une autobiographie non plus. En fait, le livre se veut un guide sur comment survivre au passage à l'âge adulte, en utilisant comme exemples des anecdotes tirées de ses propres expériences. Le livre aborde divers sujets, comme l'amour, le sexe, l'opinion des gens, les responsabilités, etc.

Je crois qu'il s'agit d'un livre intéressant, mais seulement pour les gens qui connaissent et suivent déjà l'auteure. Autrement, il pourrait s'agir d'un livre un peu vide de sens, même s'il pourrait plaire à certains.

lundi 19 juin 2017

Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens

Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n'est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c'est bien à l'abri derrière l'écran de son ordinateur. C'est sur un chat qu'il a «rencontré» Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui. Simplement :
1. Ils fréquentent le même lycée.
2. Blue est irrésistible.
3. Il l'apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro.)
Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l'ordi du lycée. Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Martin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé? Pas si sûr...






But I'm tired of coming out. All I ever do is come out. I try not to change, but I keep changing, in all these tiny ways. I get a girlfriend. I have a beer. An every freaking tome, I have to reintroduce myself to the universe all over again.

Extrait en page 56.
Ce livre a malheureusement subi le même sort qu'une grande majorité de livres qui se retrouvent dans ma PAL, et il y est resté pendant plus de deux ans. Il me faisait de l'oeil depuis un moment déjà, mais c'est seulement lorsque j'ai réalisé qu'il y avait un film en cours de production que je me suis dit que c'était le moment où jamais.

Ce livre m'a vaguement rappelé Will Grayson, Will Grayson de John Green & David Levithan, une lecture qui s'est classée parmi mes coup de coeur. Ce n'est pas tant l'histoire, mais bien le personnage principal, Simon, qui me donnait cette impression. Si vous avez aimé ce livre, vous aimerez donc probablement celui-ci, et vice-versa.

Simon est un personnage des plus attachants. Dès les premières pages, j'ai su me reconnaître en lui et en sa façon d'avoir une double vie. Il y a le Simon que tout le monde connaît, ou plutôt que tous croient connaître, qui se lève tous les matins pour se rendre à l'école et qui passe du temps avec ses amis après les cours, celui qui s'assoit à table avec ses parents. Puis il y a le vrai Simon, celui des courriels échangés avec Blue, ce jeune homosexuel à qui Simon peut tout confier, sans filtre, ce Simon qui, subitement, se retrouve dans une situation périlleuse lorsque l'un de ses camarades de classe décide d'utiliser leur échange de courriels comme forme de chantage.

C'est ici que l'histoire débute, puisque Simon, bien que conscient d'être homosexuel, n'a toujours pas trouvé le courage d'en informer ses proches. Et bien qu'il communique avec Blue à tous les jours, il ne connait toujours pas sa véritable identité.

C'est une histoire des plus banales quand on la regarde sous un certain angle. Un jeune homosexuel dont le secret de la sexualité tombe entre de mauvaises mains. Je mentirais si je disais ne jamais avoir été témoin de ce genre d'histoire au lycée lorsque j'étais adolescente. Toutefois, l'auteure réussi à rendre cette histoire entraînante, et émouvante. J'ai été transportée par l'histoire de Simon, et je me suis rapidement attaché à ce personnage. Je me suis rapidement mise à détester son maître chanteur, à chercher avec lui la véritable identité de Blue, à espérer avec lui que ce dernier apprécierait autant Simon une fois qu'ils se rencontreraient réellement. J'ai vécu cette histoire avec Simon.

Il s'agit d'un excellent livre. Peut-être pas assez extraordinaire pour se classer parmi mes coup de coeur, mais il s'en approche clairement. Maintenant, j'ai bien hâte de voir l'adaptation cinématographique, en espérant ne pas être déçue par celle-ci.


dimanche 11 juin 2017

The Nest

She was very blurry, not at all human-looking. There were huge dark eyes, and a kind of mane made of light, and when she spoke, I couldn't see a mouth mouving, but I felt her words, like a breeze against my face, and I understood her completely. "We've come because of the baby," she said. "We've come to help."
All Steve has to do is say, "Yes."
But "yes" is a powerful word. It is also a dangerous one.
And once it is uttered, can it be taken back?




Sometimes we really aren't supposed to be the way we are. It's not good for us. And people don't like it. You've got to change. You've got to try harder and do deep breathing and maybe one day take pills and learn tricks so you can pretend to be more like other people. Normal people. But maybe Vanessa was right, and all those other people were broken too in their own ways. Maybe we all spent too much time pretending we weren't. 

Extrait en page 117.

C'est avec une sensation étrange que je termine ce livre. Suite à ma lecture, je me suis lancé dans une petite recherche pour voir les avis des lecteurs, et il semble que je sois l'une des seules qui n'ait pas apprécié. Je suis peut-être passé à côté de l'essence de cette lecture, mais celle-ci m'a tout simplement décontenancée, et en toute honnêteté, je ne suis pas certaine de vouloir me lancer dans d'autres livres de l'auteur.

Nous découvrons ainsi l'histoire de Steve, un jeune adolescent dont le petit frère est gravement malade. Ses parents ont de la difficulté à gérer la nouvelle et néglige Steve et sa petite soeur au profit des visites chez le médecin et de la surveillance de l'état de leur petit frère. Un jour, Steve découvre un immense nid de guêpes près de la fenêtre de la chambre de son petit frère, et c'est alors que les ennuis commencent. Celui-ci se met à avoir des rêves dans lequel il parle à la reine et celle-ci propose alors de remplacer son petit frère pour un petit bébé totalement en santé.

J'arrêterai ici pour le résumé, puisque malgré tout, je ne veux pas spoiler l'histoire si jamais certains d'entre vous souhaiteraient lire ce livre. Je crois toutefois que ces quelques phrases résument assez bien la base de l'histoire et vous font comprendre l'étrangeté de la lecture. Malheureusement, celle-ci ne m'a aucunement interpellée. Oui, j'ai compris les sous-entendus, et oui, j'ai rapidement lu ce livre puisqu'il est court et que l'écriture est extrêmement simple, mais j'en suis ressortie indifférente. En fait non, j'en suis ressorti déroutée, me demandant ce que je pouvais bien venir de lire. 

L'histoire est étrange, et les personnages sont plats, du moins selon mon avis. Les parents de Steve m'ont semblé vides d'intérêts. Ceux-ci sont tellement occupée avec le bébé qu'ils négligent leurs deux autres enfants, mais s'en prennent à la gardienne lorsqu'elle tente d'éduquer ceux-ci sur l'espère étrange de guêpe qui a élu domicile près d'une fenêtre. N'écoutant rien, ceux-ci ne sont d'aucune aide. Le personnage de Steve, bien qu'il représente le personnage principal, ne m'a fait ni chaud ni froid. Et puis les autres personnages semblaient exister seulement pour meubler l'espace.

Ce livre s'adresse à un public aussi bas que 10 ans, mais même à 21 ans, le livre m'a semblé étrange, déroutant, et limite effrayant par moment. Je ne sais pas si je suis une de ces lectrices qui n'a pas compris la totalité du livre ou qui a simplement vu celui-ci pour sa forme la plus simple, mais je dois classer ce livre dans le peu que je peux réellement dire que je n'ai pas apprécié.