Table des matières

vendredi 23 juin 2017

Almost Adulting

In Almost Adulting - perfect for budding adults, failing adults, and eaters of microwave mug brownies - Arden tells you how to survive your future adulthood. Topics include :

- Making internet friends who are cool and not murderers
- Flirting with someone in a way to make them think you are cool and not a murderer
- Being in an actual relationship where you talk about your feeling in a healthy manner??? To the other person???
- Eating enough protein
- Assembling a somewhat acceptable adult wardrobe when you have zero dollars
- Going on adventures without starting to smell
- How sexy is supposed to feel, but, like, actually though

By the end of the book - a mash-up of essays, lists, and artwork - you'll have learned not only how to dress yourself, how to travel alone, how to talk to strangers online, and how to date strangers (in PERSON!), but also how to pass as a real, functioning, appropriately socialized adult.
Pour ceux qui ne connaissent pas l'auteure, Arden Rose, il s'agit d'une jeune youtubeuse faisant des vidéos sur des sujets plus ou moins tabous dans son milieu. Ces dernières années, les youtubeurs se sont mis à publier des livres en masse, et je n'en ai lu que quelques-uns jusqu'à maintenant.

Son livre n'est pas tout à fait un guide, mais pas tout à fait une autobiographie non plus. En fait, le livre se veut un guide sur comment survivre au passage à l'âge adulte, en utilisant comme exemples des anecdotes tirées de ses propres expériences. Le livre aborde divers sujets, comme l'amour, le sexe, l'opinion des gens, les responsabilités, etc.

Je crois qu'il s'agit d'un livre intéressant, mais seulement pour les gens qui connaissent et suivent déjà l'auteure. Autrement, il pourrait s'agir d'un livre un peu vide de sens, même s'il pourrait plaire à certains.

lundi 19 juin 2017

Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens

Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n'est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c'est bien à l'abri derrière l'écran de son ordinateur. C'est sur un chat qu'il a «rencontré» Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui. Simplement :
1. Ils fréquentent le même lycée.
2. Blue est irrésistible.
3. Il l'apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro.)
Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l'ordi du lycée. Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Martin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé? Pas si sûr...






But I'm tired of coming out. All I ever do is come out. I try not to change, but I keep changing, in all these tiny ways. I get a girlfriend. I have a beer. An every freaking tome, I have to reintroduce myself to the universe all over again.

Extrait en page 56.
Ce livre a malheureusement subi le même sort qu'une grande majorité de livres qui se retrouvent dans ma PAL, et il y est resté pendant plus de deux ans. Il me faisait de l'oeil depuis un moment déjà, mais c'est seulement lorsque j'ai réalisé qu'il y avait un film en cours de production que je me suis dit que c'était le moment où jamais.

Ce livre m'a vaguement rappelé Will Grayson, Will Grayson de John Green & David Levithan, une lecture qui s'est classée parmi mes coup de coeur. Ce n'est pas tant l'histoire, mais bien le personnage principal, Simon, qui me donnait cette impression. Si vous avez aimé ce livre, vous aimerez donc probablement celui-ci, et vice-versa.

Simon est un personnage des plus attachants. Dès les premières pages, j'ai su me reconnaître en lui et en sa façon d'avoir une double vie. Il y a le Simon que tout le monde connaît, ou plutôt que tous croient connaître, qui se lève tous les matins pour se rendre à l'école et qui passe du temps avec ses amis après les cours, celui qui s'assoit à table avec ses parents. Puis il y a le vrai Simon, celui des courriels échangés avec Blue, ce jeune homosexuel à qui Simon peut tout confier, sans filtre, ce Simon qui, subitement, se retrouve dans une situation périlleuse lorsque l'un de ses camarades de classe décide d'utiliser leur échange de courriels comme forme de chantage.

C'est ici que l'histoire débute, puisque Simon, bien que conscient d'être homosexuel, n'a toujours pas trouvé le courage d'en informer ses proches. Et bien qu'il communique avec Blue à tous les jours, il ne connait toujours pas sa véritable identité.

C'est une histoire des plus banales quand on la regarde sous un certain angle. Un jeune homosexuel dont le secret de la sexualité tombe entre de mauvaises mains. Je mentirais si je disais ne jamais avoir été témoin de ce genre d'histoire au lycée lorsque j'étais adolescente. Toutefois, l'auteure réussi à rendre cette histoire entraînante, et émouvante. J'ai été transportée par l'histoire de Simon, et je me suis rapidement attaché à ce personnage. Je me suis rapidement mise à détester son maître chanteur, à chercher avec lui la véritable identité de Blue, à espérer avec lui que ce dernier apprécierait autant Simon une fois qu'ils se rencontreraient réellement. J'ai vécu cette histoire avec Simon.

Il s'agit d'un excellent livre. Peut-être pas assez extraordinaire pour se classer parmi mes coup de coeur, mais il s'en approche clairement. Maintenant, j'ai bien hâte de voir l'adaptation cinématographique, en espérant ne pas être déçue par celle-ci.


dimanche 11 juin 2017

The Nest

She was very blurry, not at all human-looking. There were huge dark eyes, and a kind of mane made of light, and when she spoke, I couldn't see a mouth mouving, but I felt her words, like a breeze against my face, and I understood her completely. "We've come because of the baby," she said. "We've come to help."
All Steve has to do is say, "Yes."
But "yes" is a powerful word. It is also a dangerous one.
And once it is uttered, can it be taken back?




Sometimes we really aren't supposed to be the way we are. It's not good for us. And people don't like it. You've got to change. You've got to try harder and do deep breathing and maybe one day take pills and learn tricks so you can pretend to be more like other people. Normal people. But maybe Vanessa was right, and all those other people were broken too in their own ways. Maybe we all spent too much time pretending we weren't. 

Extrait en page 117.

C'est avec une sensation étrange que je termine ce livre. Suite à ma lecture, je me suis lancé dans une petite recherche pour voir les avis des lecteurs, et il semble que je sois l'une des seules qui n'ait pas apprécié. Je suis peut-être passé à côté de l'essence de cette lecture, mais celle-ci m'a tout simplement décontenancée, et en toute honnêteté, je ne suis pas certaine de vouloir me lancer dans d'autres livres de l'auteur.

Nous découvrons ainsi l'histoire de Steve, un jeune adolescent dont le petit frère est gravement malade. Ses parents ont de la difficulté à gérer la nouvelle et néglige Steve et sa petite soeur au profit des visites chez le médecin et de la surveillance de l'état de leur petit frère. Un jour, Steve découvre un immense nid de guêpes près de la fenêtre de la chambre de son petit frère, et c'est alors que les ennuis commencent. Celui-ci se met à avoir des rêves dans lequel il parle à la reine et celle-ci propose alors de remplacer son petit frère pour un petit bébé totalement en santé.

J'arrêterai ici pour le résumé, puisque malgré tout, je ne veux pas spoiler l'histoire si jamais certains d'entre vous souhaiteraient lire ce livre. Je crois toutefois que ces quelques phrases résument assez bien la base de l'histoire et vous font comprendre l'étrangeté de la lecture. Malheureusement, celle-ci ne m'a aucunement interpellée. Oui, j'ai compris les sous-entendus, et oui, j'ai rapidement lu ce livre puisqu'il est court et que l'écriture est extrêmement simple, mais j'en suis ressortie indifférente. En fait non, j'en suis ressorti déroutée, me demandant ce que je pouvais bien venir de lire. 

L'histoire est étrange, et les personnages sont plats, du moins selon mon avis. Les parents de Steve m'ont semblé vides d'intérêts. Ceux-ci sont tellement occupée avec le bébé qu'ils négligent leurs deux autres enfants, mais s'en prennent à la gardienne lorsqu'elle tente d'éduquer ceux-ci sur l'espère étrange de guêpe qui a élu domicile près d'une fenêtre. N'écoutant rien, ceux-ci ne sont d'aucune aide. Le personnage de Steve, bien qu'il représente le personnage principal, ne m'a fait ni chaud ni froid. Et puis les autres personnages semblaient exister seulement pour meubler l'espace.

Ce livre s'adresse à un public aussi bas que 10 ans, mais même à 21 ans, le livre m'a semblé étrange, déroutant, et limite effrayant par moment. Je ne sais pas si je suis une de ces lectrices qui n'a pas compris la totalité du livre ou qui a simplement vu celui-ci pour sa forme la plus simple, mais je dois classer ce livre dans le peu que je peux réellement dire que je n'ai pas apprécié.

jeudi 8 juin 2017

Tant que nous sommes vivants

Bo et Hama travaillent dans la même usine. Elle est ouvrière de jour, lui, forgeron le nuit. Dès le premier regard, ils tombent follement amoureux. Un matin, une catastrophe survient et ils doivent fuir la ville dévastée. Commence alors pour eux un fabuleux périple à travers des territoires inconnus... Mais quand l'ombre a pris la place de la lumière, l'amour suffit-il à nous garder vivants?

- On dirait de la poussière d'or, murmura Vigg.
Il me jeta un regard admiratif.
- Ton père connaît les secrets de la forge?
- En tout cas, il ne connaît pas les secrets du balai et du chiffon! dis-je en riant franchement. Si tu voyais son atelier, tu comprendrais mieux d'où vient cette poussière!
Mais Vigg s'obstina et secoua la tête, sûr de lui.
- Crois-moi, c'est autre chose. Quelque chose de magique.
Il prononça ces mots avec tant de sérieux que je cessai de rire.
- Tu penses que la magie existe, toi? demandai-je, sincèrement étonnée. 
- Tout existe, dit-il. Il suffit de savoir regarder au-delà des apparences.

Extrait en page 232.


J'ai plusieurs fois vu ce livre sur la blogosphère, et pendant une très longue période de temps. Il semble être ce genre de livre qui ne connait pas de popularité particulière, mais qui continue d'être lu malgré le passage des années. À force de le voir resurgir sur les blogs de mes connaissances, j'ai décidé de me lancer dans sa lecture, à mon tour.

Il s'agit d'une oeuvre déroutante, à la plume poétique. Son auteure sait expliquer les choses avec beauté, d'une façon à laquelle plusieurs n'auraient pas pensé. Toutefois, malgré une poésie dans l'écriture qui m'a grandement plu, l'histoire ne m'a pas envoûtée. Celle-ci me semblait décousue, comprenant des moments frôlant le fantastique qui me semblaient tout droit sorti de nulle part.

Il y a aussi les personnages. Ceux-ci ne m'ont pas touché, et je n'ai réussi à m'attacher à aucun d'entre eux. Je lisais donc leur histoire, mais sans me sentir interpellée. J'ai donc lu ce livre sans vraiment être "dedans", si vous voyez ce que je veux dire.

Et puis la fin n'a pas su répondre à mes questions. L'histoire semble s'arrêter, sans réellement se terminer. Malgré tout, et bien que mon avis semble majoritairement négatif, je ne peux pas dire que je n'ai pas apprécié cette lecture. J'ai lu ce livre rapidement, et sans problème. Toutefois, le problème pour moi est justement que j'ai lu ce livre, plutôt que de le ressentir.

samedi 8 avril 2017

Damoclès

Madelyn Johnson est une jeune afro américaine de dix-sept ans. Elle grandit à Jackson, dans le Mississippi, l'un des États les plus ségrégationniste d'Amérique. Tout va basculer lorsqu'elle se verra confier par sa mère, employée en tant que bonne au sein de la famille la plus riche de Jackson, la lourde tâche de donner des cours particuliers à leur fils. Une mission à garder secrète quoi qu'il en coûte. Les Johnson devront non seulement faire face à la vie quotidienne dans le ghetto noir, mais aussi à l'absence d'un père qui a dû fuir le Klu Klux Klan il y a plusieurs années. Car dans le Mississippi, la peine de mort est la seule sentence pour les noirs coupables de quelque préjudice qu'il soit...




- Moi, la couleur noire me fait penser au chocolat. J'en mangeais à m'en rendre malade étant gamin, j'en étais fan. Je le suis toujours d'ailleurs, ajouta-t-il d'un air malicieux. Savais-tu que c'était la boisson favorite des rois?
Je fis non de la tête.
- Le noir me convient parfaitement, sinon comment pourrais-je admirer les étoiles la nuit? Comment pourrais-je m'endormir, moi qui ai absolument besoin d'obscurité pour rêver?

Extrait en page 65 & 66.




     Je tiens tout d'abord à remercier l'auteure, Fatou Ndong, ainsi que le site Livraddict pour m'avoir offert ce partenariat.

L'histoire débute avec Madelyn, une jeune femme de dix-sept ans vivant à Jackson, au Mississippi. Une jeune noire vouée à exercer le métier de bonne, tout comme sa mère, et toutes les femmes noires de son temps. Madelyn est toutefois un personnage au caractère fort qui espère mieux pour les siens. Malheureusement pour elle, celle-ci est amoureuse d'un jeune blanc venant d'une famille fortunée, qui plus est, ce qui, en cette ère de ségrégation raciale, peut s'avérer fatal pour l'un comme pour l'autre. L'histoire d'amour, bien qu'elle soit omniprésente, n'est pas l'idée centrale du livre, loin de là. Elle apporte plutôt les bases du racisme et du sort réservé aux gens partageant la couleur foncée de Madelyn.

Le livre ne se sépare pas en chapitres, mais bien plutôt en dates, puis en personnages. Nous avons donc le loisir de lire le point de vue de plusieurs personnages différents, bien qu'il y en ait de plus récurrents que d'autres. En règle générale, cette façon de faire m'a bien plu, même si elle m'a parue de trop à certains moments. J'aime toujours lire le point de vue de plusieurs personnages sur les mêmes événements, mais lorsque je me retrouve à lire trois pages contenant exactement les mêmes dialogues avec simplement quelques ajouts concernant les pensées et les ressentis d'un nouveau personnage, j'avouerai que cela devient malheureusement redondant. Cela ne se produit qu'à quelques reprises dans le livre, mais je crois que j'aurais préféré une autre façon de faire, comme par exemple faire revenir le personnage sur les événements en racontant seulement ce qui n'y était pas déjà.

Malgré cela, et comme mentionné plus haut, j'ai bien aimé que l'auteure laisse la place à plusieurs personnages, et qu'elle ajoute même une voix off à la fin de son roman. Cela m'a ainsi permis de découvrir les personnages sous plusieurs angles, et non pas seulement de la façon dont ils sont perçus par d'autres. J'ai aussi pu comprendre leurs motivations et m'attacher de plus en plus à certains, comme au personnage de Madelyn, et à justifier les raisons de ma haine envers d'autres dont je tairai le nom, de façon à ne pas révéler leur personnalité. Cette façon de faire à toutefois eu quelques désavantages au début puisque je dois avouer que j'ai mis un bon moment à figurer les liens entre tous les personnages, considérant leur nombre. 

L'histoire prend un bon moment à démarrer, ce qui permet de bien placer l'histoire, mais qui m'a aussi donné l'impression que rien ne se passait dans cette petite ville pour la première centaine de pages. Toutefois, les événements s'enchaînent pas la suite, dépeignant un triste tableau de la ville de Jackson et de la conditions de vie de ses habitants de couleur. C'est une histoire intéressante et des plus réelles. On peut s'imaginer ces actes se produisant dans la ruelle derrière chez soi ou dans la ville d'à côté, bien que la situation actuelles des noirs soit généralement mieux qu'elle ne l'était dans les années où l'histoire prend place.

La fin, par contre, m'a un peu dérangé. Je dois mentionner que je ne savais pas que ce livre est en fait le premier tome d'une série. Enfin, je n'en suis pas certaine, mais tout porte à le croire. Pour commencer, le dénouement de la fin, et le gros retournement de situation en ce qui concerne l'histoire de l'un des personnages, m'a plutôt déplu. Dans le contexte du livre, cette révélation me semblait lancée un peu rapidement et sans apporter de réelles implications, si ce n'est celles dont nous sommes immédiatement témoins. En prenant compte du contexte de série, toutefois, je peux envisager une bonne suite des événements, et il s'agit de quelque chose que je suis curieuse de voir évoluer. Puis, il y a la toute fin. Pour moi, celle-ci ne fait aucun sens puisqu'elle semble coupée en plein milieu. Il manque d'explications, de motivations et cruellement de contenu. Une fois encore, toutefois, placé dans un contexte de série, cela se révèle un choix de fin tout-à-fait pertinent, puisque cela force le lecteur à se lancer dans la lecture du deuxième tome puisque la fin du premier ne se suffit pas à elle-même.

En bref, il s'agit d'une bonne lecture qui pourrait bien représenter un très bon départ à une série qui continuera de m'intéresser, et dans laquelle je me lancerai probablement. Cependant, j'ai eu la chance de lire d'excellents romans sur le racisme et la ségrégation raciale, notamment la série Entre chiens et loups qui fait partie de mes séries coup de coeur, ce qui vient un peu affecter mon jugement. C'est pourquoi je finirai simplement en disant qu'il s'agit d'un très bon livre dans son entièreté, mais que lorsque comparé à d'autres, il ne se démarque malheureusement pas pour moi.

samedi 11 février 2017

Un Événement Digne d'Intérêt

Avant mon dix-septième anniversaire, je dois absolument :
1 / me trouver un vrai petit ami
2 / vivre un Événement Digne d'Intérêt

J'ai élaboré une théorie très précise au sujet des Événements Digne d'Intérêt : tout le monde en vit tôt ou tard, mais certains davantage que d'autres. Moi, j'attendais toujours mon premier Événement Digne d'Intérêt.

Et c'est précisément ce qui est arrivé, l'air de rien, sans que je ne voie rien venir.




J'avais conscience que je n'aurais pas dû rester éveillée au milieu au milieu de la nuit en pleine année scolaire, qu'il était imprudent de monter sur le toit, et que de se balader à Brighton à 3h00 du matin pouvait même être dangereux. Mais je m'en fichais complètement. Contre toute attente, j'étais devenue l'amie et la confidente d'une fille un peu sauvage, barrée et follement drôle. Alors je profitais de la chance qui m'était offerte sans me poser de questions.

Extrait en page 212-213.
     Un Événement Digne d'Intérêt est l'un de ces livres dont l'avis semble unanime et qui semble ainsi être un coup de coeur chez une majorité de lecteurs. Comme ce livre semblait renfermer tout ce qui me plaît normalement dans mes lectures, c'est-à-dire du drame, du bouleversement, et un personnage principal auquel on peut s'identifier, je me suis tout de suite jeté sur cette lecture, avec un grand enthousiasme.

J'y ai ainsi rencontré Caddy, une jeune adolescente ordinaire au nom peu commun. Ayant des parents toujours ensemble, une meilleure amie depuis l'enfance et une vie des moins mouvementées, celle-ci en vient à créer une liste de trois événements qu'elle aimerait vivre l'année de ses seize ans, mais c'était sans compter l'arrivée de la nouvelle, Suzanne, qui vient chambouler ses plans d'une façon pour le moins inattendue. Suzanne, ce personnage qui m'a majoritairement insupporté. Sa façon d'agir me déplaisait, sa façon d'être aussi. Il s'agissait de l'un de ces personnages qui semblent penser que la rotation de la Terre s'effectue simplement pour eux et que les personnes les entourant devraient répondre à leurs moindres caprices. En bref, le genre de personnage qui me déplaît, peu importe les raisons poussant à ces comportements, et peu importe l'histoire de ce personnage.

En toute honnêteté, le personnage de Caddy n'était pas tellement mieux. Celle-ci est passée d'un personnage plutôt intéressant à un personnage désagréable en pleine crise d'adolescence. J'avais envie de la gifler beaucoup trop souvent. En bref, seul le personnage de Rosie m'a bien plu. Celle-ci avait une personnalité se rapprochant de la mienne, et elle semblait réagir de la même façon que moi aux actions des deux autres, ce qui m'a bien fait rire. Disons donc simplement que les personnages n'ont pas représenté un pont très positif dans ma lecture.

Et malheureusement, l'histoire non plus. Le livre a bien commencé, et j'ai dévoré les pages par dizaines. Il s'agit d'une histoire relativement simple, considérant qu'elle met en place des adolescents avec des problèmes d'adolescentes (bon, on pourrait longtemps débattre sur ce que sont des problèmes normaux d'adolescents, mais disons simplement que de nos jours, malheureusement, les sujets abordés dans ce livre sont des réalités bien établies dans la vie de plusieurs adolescents), et j'ai donc pu m'y retrouver, mais j'ai trouvé que les sujets étaient trop rapidement abordés. Il s'agit de sujets qui nécessiteraient peut-être un peu plus de temps et d'explications, et j'ai trouvé dommage que l'auteure semble simplement effleuré les sujets et donner au personnage les vivants un air de ''je m'en foutisme''.

Cela m'amène ensuite au prochain point, c'est-à-dire le manque de rebondissement. À aucun moment de l'histoire je n'ai été surprise par la tournure des événements, et bien que cela ne m'ait pas énormément dérangé, cela a tout de même retiré une bonne partie de mon envie de continuer ma lecture puisque rien ne me surprenait, et il n'y avait aucun suspens pour m'accrocher à l'histoire. C'était donc une lecture correcte, mais pas des plus entraînantes.

Puis, la fin. Celle-ci m'a globalement plu, tout comme le reste de ma lecture, et je crois qu'il s'agissait de la meilleure fin pour ce genre d'histoire, mais autrefois, tout comme le livre en général, je crois qu'elle aurait gagnée à être un peu plus travaillée, de façon à un peu mieux faire ressortir les émotions subjacentes. En tout et partout, il s'agit d'une lecture correcte qui m'aurait divertie, mais aucunement je ne me souviendrai de cette lecture comme d'une lecture sortant de l'ordinaire et m'ayant particulièrement plu.

jeudi 26 janvier 2017

Witch Hunter, tome 1

Elizabeth Grey, seize ans, est une redoutable chasseuse de sorciers. Mais un jour, elle-même est arrêtée pour sorcellerie! En prison, elle reçoit la visite de Nicholas Perevil, qu'elle traque depuis toujours. Il lui propose un étrange marché : si elle parvient à déjouer la malédiction qui pèse sur lui, elle sera libérée.
Au fil de ses macabres découvertes, tout ce qu'Elizabeth tenait pour évident est remis en question : le bien et le mal, les amis et les ennemis, l'amour et la haine... la vie et la mort!



Ensemble, ces éléments symbolisent la création de la pierre philosophale, qui permet de changer le bronze en or. Ce n'est pas le but que poursuivent les Réformistes - c'est celui des alchimistes - mais l'objectif est le même : le changement. Ils essaient de provoquer le changement en Anglia, dans la politique, dans les mentalités, dans la façon de percevoir la magie.
Et tout comme l'idée de changer le bronze en or, c'est impossible.

Extrait en page 93.
Ce livre m'a intéressé dès que j'ai posé mes yeux sur lui la première fois. Cet univers de magie, de chasseurs de sorcières et de malédiction m'a bien intrigué, mais j'ai finalement été un peu déçue de ma lecture.

J'ai donc eu la chance d'entrer dans l'histoire d'Elizabeth Grey, jeune chasseuse de seize ans, forcée d'aller à l'encontre de toutes ses valeurs, ses amis, ses ressources, de façon à survivre. Il s'agit d'un personnage qui m'a majoritairement plu, bien que j'aurais aimé qu'elle soit un peu plus vieille. Les séries jeunesse ont tendance à mettre en place des personnages principaux assez jeunes pour rejoindre leur public cible, mais malheureusement l'âge du personnage ne va que très rarement avec leur personnalité. J'aurais donc apprécié que ce personnage principal, très courageux et assez mature pour son âge, soit plutôt âgée de dix-huit ans. Ce n'est pas une grosse différence, mais juste assez pour créer la différence qui m'aurait plu et parue correcte. Du côté des autres personnages, ce n'est pas un problème qui s'est présenté, puisqu'ils sont pour la majorité plus vieux qu'Elizabeth, et je les ai tous bien apprécié, mis à part le personnage de Caleb. Celui-ci m'a insupporté dès le début, et cela n'est pas aller en s'améliorant.

L'histoire est entraînante, mais peu originale. Évidemment, on en vient à se demander ce qui est original de nos jours, avec tous ces livres déjà parus et ces films qui ont fait le tour de la question, mais bien que cette histoire ne soit pas très originale, elle m'a intéressée et j'ai rapidement lu le livre. J'aurais toutefois aimé que la magie prenne un rôle plus important dans l'histoire. La magie représente le point tournant de l'histoire et ce qui lie les personnages entre eux, et pourtant, si ce n'est qu'à quelques brèves allusions, celle-ci n'est presque pas présente de tout le roman. Cela m'a bien dérangé, je dois l'avouer.

Il s'agit selon moi d'un bon premier tome, qui place les bases de l'histoire et qui présente bien les différents personnages et leur histoire, mais cela reste malheureusement un premier tout comme les autres, qui ne m'a pas étonné. Je continuerai sans doute la série, puisque j'ai bien aimé, mais j'espérais un peu mieux.

mercredi 25 janvier 2017

La 5e Vague, tome 3 : La dernière étoile

1re vague : Extinction des feux.
2e vague : Déferlante.
3e vague : Pandémie.
4e vague : Silence.
À l'aube de la 5e vague...

Ils sont parmi nous. Ils sont dans leur vaisseau. Ils sont nulle part. Ils veulent la Terre. Ils veulent qu'elle nous revienne. Ils sont venus nous exterminer. Ils sont venus nous sauver...
Cassie a été trahie. Ringer aussi. Et Zombie. Et Nugget. Et les 7,5 milliards d'humains qui peuplaient notre planète. Trahis d'abord par les Autres, et maintenant par eux-mêmes.
En ces derniers jours, les rares survivants sur Terre se retrouvent confrontés au dilemme ultime : sauver leur peau... ou sauver ce qui les rend humains.






And I run on. Through a primordial landscape unscarred by any human thing, the world as it was before trust and cooperation unleashed the beast of progress. The world is circling back now to what it was before we knew it. Paradise lost. Paradise returned. I remember Vosch's smile, sad and bitter. A savior. Is that what I am?

Extrait en page 14
Je me suis relancé dans cette série il y a quelques mois de cela, et c'est avec un peu de tristesse que j'ai récemment tourné la toute dernière page du dernier tome. La fin du deuxième tome m'ayant laissé sur ma faim, je me suis rapidement lancé sur ce troisième.

J'ai beaucoup aimé me replonger dans cette histoire apocalyptique. Dans ce troisième tome, on réalise rapidement que l'histoire est beaucoup plus complexe que ce qu'elle n'y paraissait au tout début, et j'avoue que cela m'a particulièrement plu. Ce n'est pas avant un bon moment que j'ai bien compris de quoi il en retournait, même si le tout reste bien confus, au final. J'aurais aimé qu'on accorde plus de temps aux «Autres», ainsi qu'à leurs motivations. J'aurais aimé en apprendre plus sur leur planète, leur façon de vivre, leurs ancêtres, etc, mais aussi sur leur mise en oeuvre des vagues. J'ai trouvé que ces sujets étaient beaucoup trop vaguement abordés, et cela m'a légèrement dérangé.

Une nette amélioration que j'ai trouvé à ce tome est la séparation du livre. Le livre est séparé en parties, ce qui aide déjà beaucoup, mais les différents points de vu des personnages sont aussi beaucoup mieux identifiés que dans les tomes précédents, ce qui a beaucoup aidé ma compréhension des événements. Je ne perdais pas du temps à essayer de comprendre quel personnage je suivais, et pourquoi il en était rendu là alors que deux pages avant je lisais sur un autre personnage.

Parlant des personnages, j'ai adoré les retrouver, eux et leur humour. Chacun d'entre eux possède un humour bien à lui, sarcastique à souhait. Jumelé à la plume de Yancey, cela crée un excellent mélange qui donne un livre des plus captivants. De plus, les personnages sont très intéressants et très développés. Ils sont tous très différents les uns des autres, et alors que le personnage principal, celui de Cassie, me dérangeait dans le premier tome, j'ai appris à la supporter, et même à bien l'apprécier dans ce dernier tome. Le personnage de Ringer, de son côté, m'a bien decontenancé, mais elle s'est finalement forgée une place dans mes personnages préférés, au côté de Zombie.

La série se conclut donc sur un très bon tome, dont la fin m'a un peu surprise, je dois l'avouer, mais je ne crois pas que cette série aurait pu se terminer autrement. Il s'agissait d'une très bonne fin à une très bonne série.


samedi 31 décembre 2016

La trilogie de braises et de ronces, tome 1 : La fille de braises et de ronces

Le destin l'a choisie, elle est l'Élue, qu'elle le veuille ou non.

   Princesse d'Orovalle, Elisa est l'unique gardienne de la Pierre Sacrée. Bien qu'elle porte le joyau à son nombril, signe qu'elle a été choisie pour une destinée hors normes, Elisa a déçu les attentes de son peuple, qui ne voit en elle qu'une jeune fille paresseuse, inutile et enveloppée...
   Le jour de ses seize ans, son père la marie à un souverain de vingt ans son aîné. Elisa commence alors une nouvelle existence loin des siens, dans un royaume de dunes menacé par un ennemi sanguinaire prêt à tout pour s'emparer de sa Pierre Sacrée.
   Délaissée, humiliée, la princesse devra s'affirmer au milieu des intrigues de la cour, du grondement d'une guerre inévitable et des mirages de l'amour.
   Il lui faudra puiser en elle le courage nécessaire à sa survie et à celle de son peuple. Accepter enfin d'être l'Élue de son propre destin...




Ces mots m'ouvrent les yeux : je comprends pourquoi Homère a accepté sa blessure. Pourquoi il vaut mieux, beaucoup mieux, mourir en accomplissant son Acte de Bravoure plutôt que de ne rien accomplir du tout. Homère et Damián n'ont pas récolté les fruits de leur héroïsme, ce sont leurs descendants qui en ont bénéficié. Et c'est ce qui risque de m'arriver, à moi aussi. Mais cela n'a pas d'importance, en définitive, car la Pierre Sacrée dépasse ma petite personne.

Extrait en page 186.
La trilogie de braises et de ronces est une série qui me faisait envie depuis déjà un bon moment. Les commentaires étaient plus que positifs, et plusieurs semblaient avoir eu un coup de coeur pour ce premier tome, donc c'est avec beaucoup d'enthousiasme que je me suis lancé dans cette nouvelle trilogie.

J'ai été entraînée dans une histoire plutôt intéressante en générale. J'ai particulièrement apprécié l'aspect politique de l'histoire. Ça ajoute une dimension intéressante puisqu'on ne sait jamais à quel camp appartiennent les personnages. Cela ajoute aussi du suspens, puisqu'on ne sait jamais ce qui se passera entre les différents camps, et les répercussions qu'auront les décisions des différents personnages au pouvoir.

Du côté des personnages, je les ai trouvé plutôt intéressants, particulièrement le personnage principal. Élisa est une jeune femme avec plusieurs kilos en trop, et qui aime beaucoup la nourriture. J'ai trouvé intéressant d'attribué ce physique à un personnage principal féminin fort, puisqu'elles sont normalement représentées par de jeunes femmes sveltes avec des courbes avantageuses. Toutefois, ce que je n'ai pas aimé est l'attention qui a été porté sur cette apparence physique, ainsi que sur la transformation d'Élisa. J'ai bien aimé la transformation physique associée à la transformation psychologique, mais j'ai trouvé que l'apparence physique de la princesse prenait trop de place dans l'histoire, alors qu'il s'agissait seulement d'un détail mineur.

En ce qui concerne les autres personnages, je les ai trouvé plutôt intéressants, certains attachants, mais tous très peu développés. Il ne sortait pas vraiment de l'ordinaire, ni même de la masse, et suivait une piste psychologique bien établie. Leurs actions étaient prévisibles, ce qui retirait beaucoup à l'histoire.

En somme, bien qu'il 'agissait d'une histoire intéressante et que ma lecture fut agréable, ce n'est malheureusement pas un livre qui restera gravé dans ma mémoire, et il s'agit d'un bon premier tome, mais sans plus.

Sous le signe du scorpion

Nous sommes le 1er novembre, quelqu'un va donc mourir aujourd'hui. On fait courir les chevaux entre l'eau noire et les falaises de craie. L'exercice est périlleux, toujours ; mais jamais autant qu'aujourd'hui, quand des vies sont en jeu.

Chaque année au mois de novembre se déroulent les Courses du Scorpion. Les cavaliers doivent tenir le plus longtemps possible sur leurs dangereuses montures, des étalons de mer cannibales. Cette année, Sean Kendrick, dix-neuf ans, tente de nouveau sa chance, bien décidé à arriver premier. Puck Connolly, quand à elle, n'aurait jamais imaginé participer un jour à la course. Mais le sort en a décidé autrement.

Certains concurrent pour gagner, d'autres pour survivre.





Le hurlement semble s'élever de toutes parts et, renvoyé par chaque goutte de pluie, il se répercute dans les nuages tel un cri vénéneux, une promesse paralysante. Cette tempête a rendu l'île folle.
Corr secoue soudain sa longe et tire sur mon bras. Je vois ses sabots quitter les pavés puis retomber, mais je ne les entends pas, à cause de ce hurlement lancinant et aussi fort que s'il provenait de l'intérieur de mon crâne. Sous l'eau, ce cri se propage sur des kilomètres. 

Extrait en page 298.




Stiefvater est l'auteure de l'une de mes séries préférés, Les Loups de Mercy Falls, une série qui m'a tant plus, autant par son histoire que par son écriture. C'est donc sans même y penser à deux fois que j'ai emprunté ce livre et que je me suis lancé dans sa lecture.

Il s'agit d'une histoire simple, à la base. Chaque année est organisée une course de chevaux de mer, des chevaux intrépides, difficiles à contrôler et des plus dangereux. Le gagnant reçoit une immense somme d'argent, tandis que les perdants, s'ils ont cette chance, restent en vie. Sous le signe du scorpion est l'histoire de deux jeunes se lançant dans cette course. L'un compte déjà quelques victoires à son actif, tandis que l'autre n'a encore jamais monté un cheval de mer. C'est l'histoire de leurs motivations, des plus différentes, de leurs craintes, de leurs rêves ainsi que de leurs responsabilité envers les leurs.

Le livre porte bien son titre. Lorsque l'on prend quelques minutes pour aller lire sur la signification du scorpion, on peut facilement appliquer ces découvertes à l'histoire, mais surtout aux personnages. Le scorpion est le signe le plus passionné, mais aussi le plus autodestructeur. Il décrit parfaitement l'histoire dans laquelle j'ai eu le plaisir d'être plongée, et j'ai beaucoup apprécié l'attention porté au titre. Il s'agit en général de quelque chose qui me plait particulièrement, lorsque le titre fait du sens avec l'histoire et que je peux essayer de comprendre sa signification au fil de ma lecture.

Cette histoire m'a captivée, du début à la fin, bien qu'elle soit un peu longue à réellement démarrée. Elle m'a fait frémir, elle m'a fait espérer, elle m'a fait grincer des dents, elle m'a fait sourire. Elle m'a tenue en haleine, du début, à la toute dernière phrase, au tout dernier point.

Les personnages, tout comme l'histoire, m'ont aussi extrêmement plu. Ceux-ci semblent simples en surface, mais sont en fait extrêmement recherchés et développés. Ce sont des personnages attachants pour lesquels j'espérais vraiment que la fin de l'histoire serait positive.

Pour conclure cette critique, je parlerai justement de la fin. Il s'agissait d'une fin tout simplement parfaite. Triste, si bien que j'ai pleuré, mais aussi extrêmement belle. Je n'aurais pu espérer mieux. C'est donc un livre qui a commencé, puis s'est terminé, en beauté, et que j'ai tout simplement adoré.