Douze ans, sept mois et onze jours
Lorris Murail
Lorris Murail
Éditions Pocket Jeunesse
301 Pages
Le moteur gronda, ils escaladaient une butte. Ensuite, il y avait une futaie serrée de pins blancs donc les sommets se dissolvaient dans une mare d'encre. À tout instant, Walden s'attendait à un choc fatal. Il songea aux enfants des contes, qu'on conduisait au coeur des forêts profondes pour les y égarer. Jack prononça une phrase dont il ne put percer le sens :
- Si nous arrivons à nous perdre nous-mêmes, que dire des autres?
RÉSUMÉ
Une cabane perdue dans les forêts du Maine. C'est là que Walden est abandonné par son père. À partir de maintenant, le garçon va devoir se débrouiller pour survivre dans les bois. Avec pour seule richesse quelques boîtes de conserve, un livre de Thoreau et une carabine.
À la fin de chaque journée, Walden note son âge sur une écorce de rondin. Douze ans, sept mois et quatre jours, au moment où commence son apprentissage pour le moins étrange...
Il s'agit donc, si l'on considère le livre complet, d'une bonne lecture divertissante et entraînante, mais dont la fin m'a personnellement déçue puisque plusieurs éléments me semblaient exagérés et sortis de nulle part.
MON AVIS
Je n'avais vu ce livre que deux ou trois fois sur la blogosphère avant de le prendre à la bibliothèque, ce qui fait en sorte que je l'ai commencé sans vraiment d'attentes. J'ai été plutôt surprise par ma lecture, même s'il ne s'agit pas du livre du siècle.
Ce que j'ai bien aimé de ce livre c'est son aspect simple. Il s'agit simplement de l'histoire d'un père qui abandonne son fils dans un bois, pour ce qui semble être une période de temps définie à l'avance. Évidemment, au fil de notre lecture on découvre que les choses sont un peu plus compliquées qu'elles n'y paraissaient aux premiers abords, mais il reste qu'il s'agit de l'aspect central de l'histoire. Celle-ci commence assez lentement. Les premiers jours où Walden se retrouve dans la forêt sont plutôt tranquilles, mais j'ai tout de même réussi à être intéressée. Je suis rapidement entré dans l'histoire du jeune garçon et j'ai eu de la difficulté à poser le livre puisque je voulais connaître le fin mot de l'histoire.
Au début de ma lecture, je ne comprenais pas trop où l'auteur voulait en venir. Je comprenais l'essentiel, c'est-à-dire que le jeune Walden allait se retrouver seul dans une forêt, mais je ne comprenais pas les raisons. Comme j'ai tout de suite détesté le père et son attitude de macho, j'en suis venu à la conclusion qu'il était simplement fou, mais plus l'histoire avançait, plus j'étais confuse, et plus je comprenais que les motivations du père étaient probablement plus profondes.
Et puis je suis arrivé vers les trois quarts du livre, et les événements se sont mis à s'enchaîner à une vitesse folle. Alors que le reste du livre était plutôt calme, la fin est quelque peu intense, surtout pour une histoire de ce genre. Je dois dire que je n'ai pas totalement apprécié. J'ai trouvé les péripéties un peu poussées, et il y avait beaucoup trop de coïncidences à mon goût. L'arrivée de certains personnages ainsi que certaines actions me semblaient trop grosses et trop parfaitement placées dans le temps pour qu'elles soient crédibles. Je suis restée captivée par ma lecture par contre, mais il me manquait l'aspect de réel.
En fait, le livre complet m'a plu, et j'ai bien aimé cette lecture, mais la fin m'a semblé beaucoup trop rocambolesque pour que j'y adhère totalement. De plus, certaines questions restent en suspens, ce qui me plaît particulièrement lorsque je termine un livre. J'aime avoir un sentiment de fin, que la boucle est bouclée, mais je ne l'ai pas eu en tournant la dernière page. De plus, il y a un personnage féminin qui joue un plutôt gros rôle dans cette histoire, et on en connaît que très peu sur celle-ci. J'aurais personnellement aimé en apprendre plus sur sa vie d'avant, apprendre à connaître le personnage, et non pas simplement être témoin de ses actions.
Il s'agit donc, si l'on considère le livre complet, d'une bonne lecture divertissante et entraînante, mais dont la fin m'a personnellement déçue puisque plusieurs éléments me semblaient exagérés et sortis de nulle part.
Extrait en page 28.
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