Table des matières

jeudi 28 juillet 2016

La 5e vague, tome 2 : La mer infinie

Comment débarrasser la Terre de ses sept milliards d'habitants? Retirez aux hommes leur humanité...

Cassie Sullivan et ses compagnons ont survécu aux quatre premières vagues destructrices lancées par les Autres. Maintenant que l'espèce humaine a été presque entièrement exterminée et que la 5e Vague déferle sur la planète, le groupe se trouve face à un choix : se préparer à affronter l'hiver en espérant le retour rapide d'Evan Walker, ou se mettre en quête d'éventuels survivants avant que l'ennemi ne referme sur eux son impitoyable piège.
Personne ne peut prédire à quels abîmes de cruauté les Autres sont prêts à s'abaisser, ni à quelle hauteur l'humanité saura se hisser. La bataille finale ne fait que commencer... Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir.
HOW DO YOU RID THE EARTH OF SEVEN BILLIONS HUMANS?
RID THE HUMANS OF THEIR HUMANITY.

Cassie Sullivan and her companions lived through the Others' four waves of destruction. Now, with the human race nearly exterminated and the 5th Wave rolling across the landscape, they face a choice: brace for winter and hope for Evan Walker's return, or set out in search of other survivors before the enemy closes in. Because the next attack is more than possible - it's inevitable.
   No one can anticipate the depths to which the Others will sink, nor the heights to which humanity will rise, in the ultimate battle between life and death, hope and despair, love and hate.






Grace pulled away. Her cheeks were flushed, her eyes burning with a pale fire. "I think about it sometimes. The first kill. What it will be like."
He nodded. "I think about it, too. Mostly, though, I think about the last one."


Extrait en page 93.
J'ai terminé ma lecture du premier tome il y a de cela plus d'un an, et ce n'est que récemment que j'ai finalement décidé de lire le premier tome, après avoir vu cette série refaire surface sur la blogosphère.

L'HISTOIRE
J'ai beaucoup aimé l'histoire. J'ai trouvé qu'elle devenait addictive très rapidement, et j'ai eu beaucoup de difficulté à poser le livre. Je dois tout de même avouer avoir eu du mal à comprendre de quoi il s'agissait vers les débuts, puisque ma lecture du premier tome remontait à si loin. C'est pourquoi j'ai arrêté ma lecture et j'ai été loué le film, que je voulais regarder de toute façon. J'ai ensuite pu reprendre ma lecture, me rappelant alors ce qui s'était passé dans le tome précédent. Toutefois, cela ne m'a pas complètement aidé à comprendre les événements, puisque tout s'enchaînait tellement rapidement, passant d'un personnage à l'autre, que j'avais un peu de mal à comprendre où j'en étais.

J'ai particulièrement apprécié la fin, qui change la perspective de l'histoire. Cela me donne très envie de me lancer dans le troisième tome, et j'ai bien hâte de voir comment ils vont développer le reste de l'histoire, et la révélation de la fin.

LES PERSONNAGES
J'ai bien aimé retrouver les personnages, même si je ne me souvenais pas beaucoup d'eux ni de leur histoire. J'ai particulièrement aimé le changement psychologique qui s'est opéré chez les personnages depuis le dernier tome. Lors de ma lecture de la 5e vague, le personnage principal de Cassie m'insupportait au plus haut point, mais dans ce tome, je l'ai bien apprécié. J'ai aussi beaucoup aimé que le roman soit séparé en plusieurs sortes de petits livres, chacun dédié à un personnage en particulier. L'histoire alternait entre différents personnages, nous permettant d'en apprendre un peu plus sur chacun d'entre eux à chaque changement.

L'ÉCRITURE
L'écriture de Yancey est très agréable. Jusqu'à maintenant, je ne le connaissais que grâce à sa série La 5e vague, mais je sais qu'il a écrit d'autres livres, et peut-être que je me laisserai tenter.

CONCLUSION
Il s'agit d'une lecture que j'ai beaucoup apprécié, et ce deuxième tome me donne bien envie de me lancer dans la lecture du troisième assez rapidement.

Héros de l'Olympe, tome 4 : La Maison d'Hadès



Percy et Annabeth ont trouvé les Portes de la Mort et sont maintenant prisonniers dans les Enfers, dans la maison d'Hadès. Les cinq autres demis-dieux, Jason, Piper, Nico, Leo et Frank unissent leurs forces pour les sauver. À leur tour, ils doivent trouver l'entrée des Portes de la Mort. S'ils y parviennent et que Percy et Annabeth sont toujours en vie, alors les sept demi-dieux pourront sceller à jamais les Enfers et sauver la Terre de l'invasion des monstres de la Maison d'Hadès. Mais... arriveront-ils à temps?
HAZEL STANDS AT A CROSSROADS. She and the remaining crew of the Argo II could return home with the Athena Parthenos statue and try to stop Camp Half-Blood and Camp Jupiter from going to war. Or they could continue their quest to find the House of Hades, where they might be able to open the Doors of Death, rescue their friends Percy and Annabeth from Tartarus, and prevent monsters from being reincarnated in the mortal world. Whichever road they decide to take, they have to hurry, because time is running out. Gaea, the bloodthirsty Earth Mother, has set the date of August 1 for her rise to power. 

ANNABETH AND PERCY ARE OVERWHELMED. How will the two of them make it through Tartarus? Starving, thirsty, and in pain, they are barely able to stumble on in the dark and poisonous landscape that holds new horrors at every turn. They have no way of locating the Doors of Death. Even if they did, a legion of Gaea's strongest monsters guards the Doors of the Tartarus side. Annabeth and Percy can't exactly launch a frontal assault.

   Despite the terrible odds, Hazel, Annabeth, Percy, and the other demigods of the prophecy know that there is only one choice; to attempt the impossible. Not just for themselves, but for everyone they love. Even though love can be the riskiest choise of all. 

   Join the demigods as they face their biggest challenges yet in The House of Hades, the haid-raising penultimate book in the best-selling Heroes of Olympus series.

The scene disappeared in the fog, but when the moutain god bellowed again, other numina answered in the distance, their voices echoing through the valleys.
"Stupid rock gods!" Leo yelled from the helm. "That's the third times I've had to replace that mast! You think they grow on trees?"
Nico frowned. "Masts are from trees."
"That's not the point!" Leo snatched up one of his controls, rigged from a Nintendo Wii stick, and spun it in a circle. A bronze cannon rose. Hazel just had time to cover her ears before it discharged into the sky, spraying a dozen metal spheres that trailed green fire. The spheres grew spikes in midair, like helicopter blades, and hurtled away in the fog.


Extrait en page 2-3.

L'HISTOIRE
Jusqu'à maintenant, il s'agit du tome de la série que j'ai le plus aimé. Les héros se retrouvent dans l'une des parties les plus périlleuses de leur quête, et l'action est omniprésente. Il n'y a pas de temps pour s'ennuyer. L'histoire se développe très rapidement, mais sans mettre de côté des éléments importants, que ce soit de grandes révélations ou de petits détails semblant insignifiants aux premiers abords. Il s'agit d'une excellente lecture.

LES PERSONNAGES
C'est toujours un plaisir de retrouver les personnages de Riordan, tous autant qu'ils sont. Ce tome alterne entre les points de vus de tous les personnages, ce qui donne l'occasion d'en apprendre plus sur certains d'entre eux qui étaient auparavant un peu plus laissé de côté. Et contrairement à ce que je pensais, alterner entre les points de vus de tous les personnages ne m'a pas empêcher de bien m'attacher à ceux-ci. J'ai particulièrement aimé en apprendre plus sur le personnage de Nico à travers les autres personnages. Je trouve que son histoire, son secret, racontée dans ce tome, apporte une grande dimension à son personnage, et qu'il n'est plus le jeune garçon laissé de côté qu'il était avant, et il s'agit de quelque chose que j'ai beaucoup aimé, puisque je trouve que Nico est un personnage qui pourrait tellement apporter à l'histoire, et ce, depuis le tout début.

L'ÉCRITURE
Je n'ai pas beaucoup à dire sur l'écriture de Riordan, si ce n'est qu'elle est toujours aussi captivante et entraînante. Riordan est l'un de ces auteurs dont les livres me donnent toujours envie et qui ne me déçois jamais.

CONCLUSION
Il s'agit du tome de la série que j'ai le plus aimé, et j'ai très hâte de lire le cinquième et dernier tome pour voir s'il sera à la hauteur de mes attentes, et aussi pour voir comment se terminera la série.

Personnages préférés : Leo, Nico, Percy

lundi 27 juin 2016

Age of Legends, book 2: Empire of Night


SISTERS MORIA AND ASHYN ARE THE KEEPER AND SEEKER OF EDGEWOOD. 
OR AT LEAST, THEY WERE.

Their village is gone. Their friends have betrayed them. And now, they are all but prisoners in court, forced to watch and wait while the Emperor decides whether to help the children of Edgewood, who remain hostages of the treacherous Alvar Kitsune.
   But when the emperor finally sends the girls on a mission to rescue the children - accompanied by Prince Tyrus and a small band of men - the journey proves more perilous than any of them could have imagined. With lies and unrest mounting in the empire, Moria and Ashyn will have to draw on every bit of influence and power they possess to unite their people and avert an all-out war.
   In this second book in her epic and captivating Age of Legends trilogy, #1 New York Times bestselling author Kelley Armstrong blends romance, danger, and magic to send readers on a heart-racing journey through an unforgettable world.



In retrospect, Moria should not have pulled her dagger when she was attempting to pass through the imperial city unnoticed. In truth, the pulling of the dagger was not so much a mistake as the throwing of it. Even the throwing of it wouldn't have been as grievous if her blade had missed her target. But if Moria pulled her dagger, she would throw it, and if she threw it, she would not miss, so the problem, she reasoned, could be traced back to the man responsible for the throwing of the blade.


Extrait en page 1.





J'ai récemment chroniqué le premier tome de cette série, et comme je l'ai adoré, je me suis rapidement lancé dans la lecture du deuxième. J'avais quelques appréhensions en commençant ce tome, puisque j'avais peur qu'il ne soit pas à la hauteur de son prédécesseur, mais au final, j'ai été agréablement surprise.

L'histoire est tout aussi captivante que précédemment. Elle est différente, puisqu'il y a maintenant un fil conducteur au mystère qui entoure la forêt, mais elle reste tout aussi intéressante à lire. La façon dont l'intrigue évolue est agréable à suivre, et tout comme pour le premier tome, je l'ai dévoré en quelques jours seulement.

L'histoire est de plus en plus noire, si je peux le dire ainsi. Les personnages sont de plus en plus violentés, autant physiquement que psychologiquement, ce qui apporte une dimension assez obscure à l'histoire. Nous commençons à voir les alliances, à comprendre les motivations des personnages, ce que j'ai trouvé très intéressant et plutôt éclairant sur les événements à venir.

Les personnages apportent aussi beaucoup à mon appréciation du livre. Les anciens personnages sont tout aussi intéressants qu'ils l'étaient dans le premier tome, même qu'ils le sont encore plus puisqu'ils subissent dans ce tome une grande évolution psychologique. J'ai aussi beaucoup apprécié les plus récents personnages, particulièrement celui de Tyrus. 

En bref, j'ai beaucoup apprécié ce deuxième tome, tout autant que le premier, alors que j'avais peur de de pas l'aimer autant. J'ai bien hâte de lire le troisième tome.

Personnages préférés : Tyrus, Moria, Ronan & Ashyn


vendredi 24 juin 2016

The Siren

LOVE IS A RISK WORTH TAKING.

Years ago, Kahlen was rescued from drowning by the Ocean. To repay her debt, she has served as a Siren ever since, using her voice to lure countless strangers to their deaths. Though a single word from Kahlen can kill, she can't resist spending her days on land, watching ordinary people and longing for the day when she will be able to speak and laugh and live freely among them again.
   Kahlen is resigned to finishing her sentence in solitude... until she meets Akinli. Handsome, caring, and kind, Akinli is everything Kahlen ever dreamed of. And though she can't talk to him, they soon forge a connection neither of them can deny... and Kahlen doesn't want to.
   Falling in love with a human breaks all the Ocean's rules, and if the Ocean discovers Kahlen's feelings, she'll be forced to leave Akinli for good. But for the first time in a lifetime of following the rules, Kahlen is determined to follow her heart.


I looked to my yougest brother and saw him lapping up the rain, like a wildcat clawing at raw meat. When someone near him tried to do the same, they scrapped with each other, fighting over the drops. I backed away, turning to search for my middle brother. I never found him. He was lost in the crowd surging toward the water, gone before I could make sense of what I was witnessing.
Then I saw my parents, hand in hand, their backs against the railing, casually tipping themselves overboard. They smiled. I screamed.


Extrait en page 4 & 5.



The Siren est le tout dernier roman publié par Kiera Cass, l'auteure de la série La Sélection, que j'aime beaucoup. C'est donc sans attendre que je me suis lancé sur ce livre dès que je l'ai vu à la bibliothèque.

Si je ne me trompe pas, il s'agit du tout premier livre sur les sirènes que j'avais l'occasion de lire. Ces créatures mythologiques sont beaucoup moins représentées dans la littérature que les autres créatures que nous connaissons tous, mais pourtant, ces dernières années, celles-ci semblent être de plus en plus présentes. C'est donc avec beaucoup d'intérêt, mais sans savoir à quoi m'attendre, que je me suis lancé dans cette lecture.

L'histoire a très bien commencée, selon moi. On fait tout de suite la connaissance du personnage principal, et ce, d'une façon très intéressante. Dès le début, il y a une certaine aura de mystère autour des sirènes, et c'est au compte-goutte, tout au long de l'histoire, qu'on en apprend plus sur ces créatures. Il s'agit de quelque chose que j'ai bien apprécié, puisque cela laissait un mystère tout au long de la lecture. 

Toutefois, il ne s'agit malheureusement pas d'une lecture qui m'aura marquée. Le livre se lit très rapidement, et est plutôt entraînant, mais l'histoire en elle-même n'a rien de remarquable. Celle-ci était très prévisible, sur tous les aspects, particulièrement sur la fin. Il s'agit de l'une de ces histoires dont on voit la fin venir à des kilomètres et dont celle-ci est trop facile et trop peu développée, ce qui m'a plutôt déplu. J'ai terminé ma lecture avec un sentiment de vide, puisqu'il manquait selon moi plusieurs informations importantes et plus profondes qui auraient pu apporter beaucoup plus à l'histoire.

Les personnages m'ont aussi donné ce sentiment. Le personnage principal était plutôt fade, passant de la joie, à la tristesse, à la résignation. Elle n'avait pas réellement de personnalité bien à elle et semblait seulement être un reflet des autres personnages. Les personnages secondaires étaient aussi plutôt vides et quelque peu stéréotypés. Il y avait l'artiste, la fêtarde, et la solitaire, ou du moins c'est ce que je me rappellerai de celle-ci.

Au final, il s'agissait d'une bonne et agréable lecture, mais qui ne marquera aucunement. Je dois avouer que j'attendais un peu mieux de Cass.

samedi 11 juin 2016

Héros de l'Olympe, tome 3 : La Marque d'Athéna


Annabeth, la fille d'Athéna, est sur le point de retrouver son ami Percy Jackson. À l'approche du camp romain, elle craint que Percy n'ait changé du fait de sa captivité. Mais une terrible prophétie ne tardera pas à allier les demi-dieux grecs et romains : celle-ci annonce que sept d'entre eux devront trouver et fermes les portes de la mort.
ANNABETH IS TERRIFIED. Just when she's about to be reunited with Percy - after six months of being apart, thanks to Hera - it looks like Camp Jupiter is preparing for war. As Annabeth and her friends Jason, Piper and Leo fly in on the Argo II, she can't blame the Roman demigods for thinking the ship is a Greek weapon. With its steaming bronze dragon figurehead, Leo's fantastical creation doesn't appear friendly. Annabeth hopes that the sight of their praetor Jason on deck will reassure the Romans that the visitors from Camp Half-Blood are coming in peace.
   And that's only one of her worries. In her pocket, Annabeth carries a gift from her mother that came with an unnerving command: Follow the Mark of Athena. Avenge me. Annabeth already feels weighed down by the prophecy that will send seven demigods on a quest to find - and close - the Doors of Death. What more does Athena want from her?
   Annabeth's biggest fear, though, is that Percy might have changed. What if he's now attached to Roman ways? Does he still need his old friends? As the daughter of the goddess of war and wisdom, Annabeth knows she was born to be a leader - but never again does she want to be without Seaweed Brain by her side.
   Narrated by four different demigods, The Mark of Athena is an unforgettable journeay across land and sea to Rome, where important discoveries, surprising sacrifices, and unspeakable horrors await. Climb aboard the Argo II, if you dare...



But Percy didn't feel powerful. The more heroic stuff he did, the more he realized how limited he was. He felt like a fraud. I'm not as great as you think, he wanted to warn his friends. His failures, like tonight, seemed to prove it. Maybe that's why he had started to fear suffocation. It wasn't so much drowning in the earth or the sea, but the feeling that he was sinking into too many expectations, literally getting in over his head.
Wow... when he started having thoughts like that, he knew he'd been spending too much time with Annabeth.


Extrait en page 379.






J'ai une certaine relation d'amour et de haine avec cette série. D'un côté, j'ai toujours très hâte de commencer un nouveau tome et j'apprécie toujours ma lecture, mais de l'autre, le nombre impressionnant de pages de chacun des tomes me rebute toujours un peu. C'est pour cette raison que je fini toujours par trop espacer mes lectures, ce que j'ai encore une fois fait. C'est donc avec beaucoup de trous de mémoire que j'ai commencé cette lecture du troisième tome de la série.

Ayant lu le deuxième tome au début de l'année, je ne me souvenais plus de beaucoup d'éléments de l'histoire. De plus, même s'il s'agit de la suite de la série Percy Jackson et qu'il s'agit de la même histoire de base ainsi que de certains des personnages, il s'agit d'une autre mythologie. Dans la série Percy Jackson, il est question de mythologie grecque, tandis que dans cette série, il est question de mythologie romaine. Je connais plutôt bien la mythologie, mais beaucoup moins la romaine que la grecque, ce qui fait en sorte que j'ai déjà un peu de difficulté à suivre à certains moments, notamment lorsqu'ils utilisent les noms romains des Dieux. En ajoutant le temps passé entre les deux tomes, ma confusion était plutôt grande. Heureusement, l'auteur a ajouté des petits rappels, assez expliqués pour qu'on comprenne bien ce qui s'est passé dans les tomes précédents, mais pas assez poussée pour qu'ils en deviennent redondants et énervants.

Une fois encore, j'ai beaucoup aimé que l'histoire alterne entre les points de vue des personnages. Celle-ci n'alterne pas entre tous les points de vue, mais bien de seulement quatre personnages, ce que j'ai toutefois trouvé assez. Alterner entre plus de points de vue aurait pu devenir difficile à suivre, et ne m'aurais pas permis de m'attacher autant aux différents personnages,

Les personnages de cette série sont tous extrêmement attachants. C'est avec bonheur que j'ai retrouvé les personnages de Percy et d'Annabeth, que j'aime beaucoup, mais j'ai aussi beaucoup aimé retrouver le personnage de Leo, qui est probablement mon préféré de cette suite de série.

L'histoire de ce tome semble se séparer en deux. D'un côté, il y a Annabeth qui doit suivre une quête, et de l'autre, le groupe qui doit aussi en suivre une. L'action ne cesse donc jamais, et aucun des personnages n'est en sécurité, ce qui m'a mis en haleine pendant toute ma lecture.

En bref, j'ai beaucoup apprécié ce troisième tome qui est à la hauteur des tomes précédents. Je souhaite lire les deux prochains tomes sans les espacer autant, et comme je les ai déjà empruntés à la bibliothèque, je pense bien réussir.

vendredi 10 juin 2016

Age of Legends, book 1: Sea of Shadows




THEY HEAR THE SPIRITS. THEY MUST OBEY.

   In the Forest of the Dead, where the empire's worst criminals are exiled, twin sisters Moria and Ashyn are charged with a dangerous task. For they are the Keeper and the Seeker, and each year they must quiet the enraged souls of the damned.
   Only this year, the souls will not be quieted.
   Ambushed and separated by an ancient evil, the sisters must journey to find each other, sending them far from the only home they've never known. Accompanied by a stubborn imperial guard and a dashing condemned thief, the girls cross a once-empty wasteland, now filled with reawakened monsters of legend, as they travel to warn the emperor. But a terrible secret awaits them at court - one that will alter the balance of their world forever.
   From the #1 New York Times bestselling author Kelley Armstrong comes a captivating new series that blends elements of fantasy and horror with the pulse-pounding action and romance that have earned her a devoted readership worldwide.


The dead rose, and they moved across the land like a plague, killing army after army, the warriors falling, only to rise again. An unstoppable force. But it had been stopped. By the warriors of the North on their snow dragons. They'd ridden over the battlefields and blasted ice on the shadow stalkers, freezing them so the armies of the living could shatter their corpses with a single bow, giving the shadow-stalker spirits no place to hide. It was a story often singled out as proof that bards' tales were foolish nonsense. People would laughingly debate which part of the story was the most ludicrous: shadow stalkers, snow dragons, or clever Northerners. All three were equally mythical beasts.


Extrait en page 146.

Je n'avais jamais entendu parler de ce livre avant de la voir à la médiathèque. L'auteure me disant vaguement quelque chose et la couverture m'intéressant beaucoup, je l'ai emprunté sans me poser plus de questions.

J'ai donc commencé cette lecture sans attentes, mais avec beaucoup d'intérêt. Il ne s'agit pas de l'un de ces livres qui prend des dizaines et des dizaines de pages à mettre l'histoire en place, mais qui oblige plutôt le lecteur à entrer dans l'histoire dès les premières pages. Je dois avouer que cela m'a un peu déboussolé sur le coup, puisque je suis habituée à des entrées plus en douceur, mais j'ai nettement plus apprécié que les livres dans lesquelles les situations initiales s'éternisent sur plusieurs pages.

L'histoire, dès le début, m'a attirée. Elle m'a beaucoup rappelée La forêt des damnés de Carrie Ryan. L'idée de base est la même, et la façon dont l'histoire se développe ressemble étrangement à l'autre roman, mais les ressemblances n'en étaient pas au point où elles en devenaient pénibles. En fait, ce n'est qu'après ma lecture que j'ai réalisé tout ce que les deux livres avaient en commun.

L'histoire m'a tout simplement captivée. Celle-ci contenait tout juste les bonnes doses de romance et d'action qui me donnaient envie de continuer à lire, pages après pages, en ayant de la difficulté à poser le livre de côté. Celle-ci est toutefois quelque peu prévisible, surtout dans la façon dont les relations entre les personnages se développent et aussi dans la façons dont agissent les personnages, mais comme ils ne s'agissaient pas de révélations exceptionnelles ou d'une fin complète étant prévisible, cela ne m'a pas beaucoup affecté.

Du côté des personnages, j'ai bien apprécié. Les jumelles, les personnages principaux, sont deux jeunes femmes complètement différentes, mais qui sont tout aussi intéressantes l'une que l'autre. Leur façon de penser ainsi que leurs agissements leur sont propre, et j'ai beaucoup apprécié leurs différences. Ce que l'une n'avait pas, l'autre l'apportait à l'histoire. Il s'agit un peu de la même chose pour les personnages secondaires, que j'ai aussi beaucoup aimés. Il y a deux principaux personnages secondaires, et bien qu'ils semblaient extrêmement différents à la base, ils ne l'étaient peut-être pas autant que j'aurais pu le penser.

Il s'agit d'un excellent premier tome à une série dont je ne connaissais même pas l'existence. Je lirai sans aucun doute le deuxième tome de celle-ci, et cela très rapidement, puisque je l'ai déjà emprunté à la médiathèque. C'est avec hâte que je me replongerai dans l'histoire des jumelles Moria et Ashyn.



vendredi 27 mai 2016

Je t'ai rêvé



Made You Up
Francesca Zappia

Traduction : Fabienne Vidallet
Éditions Robert Laffont
441 Pages


Einstein a dit : «La folie c'est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent.» Je continuais à prendre des photos en espérant que je repérais les hallucinations rien qu'en les regardant. Je me livrais à mes contrôles de périmètre en espérant finir par pouvoir me balader sans éprouver de bouffée de paranoïa. Chaque jour, j'espérais que quelqu'un me dirait que je sentais le citron.
D'après la définition d'Einstein, j'étais folle.



RÉSUMÉ

La folie est son quotidien. Rien ne la préparait à être «normale». 
- On joue au jeu des vingt questions?
- OK, mais c'est moi qui les pose cette fois.
- Ça marche.
- Si je devine en moins de cinq questions, je serai vraiment déçue.
- Il esquisse un sourire et répond : - Ne m'insulte pas.
- Est-ce que tu es vivant?
- Oui.
- Tu habites ici?
- Oui.
- Je te connais?
- Oui.
- Est-ce que je t'ai rêvé?



AVIS

J'ai vu ce livre sur la blogosphère à quelques reprises, mais celui-ci ne m'a jamais particulièrement attiré avant que je le vois sur les étagères de la médiathèque. La couverture colorée m'a certes attirée, mais c'est surtout l'allusion à John Green qui m'a persuadé de prendre le livre. Green étant l'un de mes auteurs préférés, je ne pouvais tout simplement pas passer à côté de cette lecture.

J'ai tout de même commencé cette lecture sans me faire trop d'attentes. Je ne connaissais rien à l'histoire, si ce n'est que le résumé en dévoilait, et je ne me rappelais aucunement de critiques que j'avais pu lire précédemment. J'ai été décontenancée au début puisque je croyais qu'il s'agissait d'une simple histoire d'amour, mais en fait, le concept principal de ce livre est la schizophrénie. Le personnage principal, une jeune fille de 17 ans prénommée Alex, souffre en effet de schizophrénie et de paranoïa.

C'est son histoire que nous suivons, ce qui fait en sorte qu'elle peut être assez difficile à suivre. Le personnage lui-même a de la difficulté à discerner le vrai du faux, ce qui rend la chose quasi impossible pour le lecteur, qui se retrouve plongé dans sa tête. Certains événements qui semblent tout à fait anodins sont au final créés de toutes pièces par l'imagination d'Alex, tandis que d'autres choses semblant complètement loufoques se révèlent finalement vraies.

À travers ce labyrinthe de réalités et de mensonges, Alex essaie de vivre une vie d'adolescente normale, de survivre à l'école secondaire et de se faire des amis. Je dois avouer que l'histoire semblait parfois dégénérer, sans que la schizophrénie ne soit en cause, ce qui m'a légèrement dérangé par moment, mais contrairement à plusieurs, il ne s'agit pas de quelque chose qui a grandement affecté ma lecture. Bien que toute l'histoire semble prendre des proportions disproportionnées, j'ai eu l'impression que ce concept se mariait bien au sujet de la schizophrénie et de la paranoïa, et qu'au final tout finissait de façon plus ou moins contenue.

J'ai aussi beaucoup apprécié les personnages, particulièrement celui de Miles. Je dois avouer qu'au début j'étais un peu sceptique et qu'il ne m'impressionnait pas tellement, mais plus l'histoire avançait, plus celui-ci se taillait une place dans mes personnages préférés. Tous les membres du groupe d'amis d'Alex étaient aussi assez intéressants. Ils n'étaient tous que très peu présents, mais lorsqu'ils se retrouvaient dans l'histoire, j'appréciais leur présence et ils ajoutaient un petit quelque chose à ma lecture.

Pour finir, parlons de la fin. J'ai lu dans plusieurs critiques qu'il s'agit de ce que les lecteurs ont le moins apprécié. Personnellement, je dois dire que j'ai dû relire la dernière page à quelques reprises. Je n'arrivais pas à me décider à savoir quelle était réellement la fin de l'histoire, comment celle-ci se terminait réellement, si elle se terminait exactement comme elle était écrite, ou s'il fallait y lire entre les lignes. Au début, cela m'a rendu un peu folle puisque j'ai tendance à ne pas aimer les fins qui laissent certains choses en suspens et qui n'apportent pas toutes les réponses à nos questions. Avec le recul, j'apprécie de plus en plus cette fin. Oui, elle laisse des choses en suspens, mais celle-ci s'agence parfaitement avec le concept du livre.

Donc, en bref, bien que je me sois lancé dans cette lecture sans m'attendre à y trouver une petite perle, j'en suis ressorti avec un très agréable sentiment, et mon tout premier coup de coeur de l'année.

La Voleuse de livres
Extrait en page 79.


jeudi 19 mai 2016

L'orangeraie


L'orangeraie
Larry Tremblay

Éditions Alto
159 Pages


Les choses ne font jamais leur temps, les vivants sont toujours plus lents que les morts. Les hommes dans notre pays vieillissent plus vite que leur femme. Ils se dessèchent comme des feuilles de tabac. C'est la haine qui tient leur os en place. Sans la haine, ils s'écrouleraient dans la poussière pour ne plus se relever. Le vent les ferait disparaître dans une bourrasque. Il n'y aurait plus que le gémissement de leur femme dans la nuit. Écoute-moi, j'ai deux fils. L'un est la main, l'autre, le poing. L'un prend, l'autre donne. Un jour, c'est l'un, un jour, c'est l'autre. Je t'en supplie, ne me prends pas les deux.



RÉSUMÉ

Quand Amed pleure, Aziz pleure aussi. Quand Aziz rit, Amed rit aussi. 

Ces frères jumeaux auraient pu vivre paisiblement à l'ombre des orangers. Mais un obus traverse le ciel, tuant leurs grands-parents. La guerre s'empare de leur enfance et sépare leurs destins. Des hommes viennent réclamer vengeance pour le sang versé. 

Amed, à moins que ce ne soit Aziz, devra consentir au plus grand des sacrifices. Et tous payeront le tribut des martyrs, les morts comme ceux qui restent.

AVIS

Cet avis sera très différent de mes autres avis, tout simplement puisque je l'ai écris dans le cadre d'un cours de littérature. Après avoir vu la pièce de théâtre, j'ai eu envie de le relire, et comme j'ai le même avis que lors de ma première lecture, j'ai en quelque sorte décidé de recycler mon avis.

L'orangeraie, à la manière de son fruit, nous laisse en bouche une certaine fraîcheur acidulée suite à sa lecture. Dans ce dernier roman signé par Larry Tremblay et paru aux éditions Alto en 2013, le lecteur découvre la vie tourmentée de deux jeunes jumeaux prénommés Amed et Aziz. Toujours enfants, mais forcés de vieillir plus rapidement qu'il ne le devrait, ces jeunes garçons devront faire face à des situations atroces et notamment à l'arrivée d'un certain Soulayed, armé d'une mitraillette, venu remettre à leur père une lourde et étrange ceinture. Leur père, forcé de choisir l'un de ses jeunes fils pour la porter en hommage à leur Dieu, fera alors un choix déchirant. S'ensuivra une machination de leur mère, qui désapprouve les pratiques de son mari, de façon à garder ses enfants en vie. Les événements s'enchaîneront alors dans un crescendo infernal avant la grande explosion finale.

À travers la guerre qui fait rage dans un pays qui ne lui est pas révélé, le lecteur est amené à découvrir une vision du monde qui lui est inconnue. Au fil de sa lecture, il se surprendra à s'y conformer, et si ce n'est à l'accepter, tout du moins à la comprendre. C'est là que réside tout le génie de Tremblay, puisque les jumeaux font partie d'un monde de religion et de violence dans lequel les choix imposés ne sont même pas concevables pour la plupart des lecteurs, et pourtant, celui-ci se voit incarner les personnages si habilement créés par l'auteur, et par le fait même, évaluer leur choix.

L'orangeraie est un roman qui ne peut être lu que d'une façon, c'est-à-dire en une seule fois. À la fois révoltant et touchant, celui-ci amène le lecteur dans un monde dont il a maintes fois entendu parler, mais dont les fondements restent encore nébuleux pour lui. Au final, et pourtant malgré toute la noirceur qui règne dans ce livre, l'auteur a su représenter la fin comme un vrai vent de fraîcheur sur toute cette tristesse et cette colère, et apporte une dose bien appréciée d'espoir.


Extrait en page 25 & 26.

samedi 14 mai 2016

Les 100, tome 3 : Retour



Homecoming
Kass Morgan

Traduction : Frédérique Fraisse
Éditions Robert Laffont
350 Pages


Plus que quiconque, Clarke sait ce qu'il arrive quand on fait passer les êtres chers avant le reste. Elle a toujours vu le monde en noir et blanc, séparé le bien du mal avec autant d'assurance qu'elle différenciait cellules végétales et cellules animales en examen de bio. Cependant, l'année précédente l'avait obligée à suivre un cours intensif et brutal de relativisme moral.





RÉSUMÉ

Survivre
Le manque d'oxygène à bord de la Colonie a déclenché une panique meurtrière. Seuls les plus chanceux ont pu emprunter les dernières navettes partant en direction de la Terre.

Aimer
Cette nouvelle apocalypse plonge les 100 dans l'angoisse : qui parmi leurs proches a survécu à l’atterrissage? Les retrouveront-ils à temps?

Manipuler
Bien décidé à conserver le pouvoir, le vice-chancelier n'hésitera pas à faire taire quiconque tentera de lui résister.

Combattre
Prêts à tout pour garder leurs nouvelle liberté, Clarke, Bellamy, Wells et Glass devront chacun affronter leur destin pour sauver leur idéal. L'ultime compte à rebours a commencé.


AVIS

Le deuxième tome s'est terminé sur un suspens, et le troisième tome s'ouvre sur celui-ci. Les habitants de la station spatiale se trouvent maintenant sur Terre, et les personnes anciennement au pouvoir sont bien décidés à regagner leurs postes, au grand désespoir des 100.

L'histoire était dans la lignée des deux tomes précédents, et ne s'en démarquait malheureusement pas. J'ai trouvé l'histoire plutôt lente et sans grands rebondissements qui valaient la peine d'être lus. L'histoire était tout de même agréable à lire, et j'ai passé un bon moment de lecture, mais j'ai simplement l'impression que l'histoire s'est essoufflée.

Pour ce qui est des personnages, il s'agit de la même chose que pour l'histoire. Les personnages sont toujours dans la lignée de la série, mais ne semble pas se développer plus qu'ils ne le sont déjà, ce que j'ai trouvé dommage.

Sincèrement, je ne trouve rien de plus à dire sur ce tome, si ce n'est qu'il est stagnant. Je trouve cela vraiment dommage puisque j'ai bien apprécié les deux premiers tomes et que cette série avait beaucoup de potentiel. Malheureusement, cette finale n'était pas à la hauteur de mes attentes, et était beaucoup trop facile et jeunesse pour moi. Une bonne série, mais sans plus.

Extrait en page 271 & 272.
Couverture différente de l'édition spécifiée.

dimanche 17 avril 2016

World War Web


World War Web
Johanna Zaïre

Autoédité
504 Pages


- Savez-vous combien de temps il a fallu pour bâtir tout ça? Et je ne parle pas du mur. Je parle de cet empire qu'est devenu Paris. La pointe de la technologie.
- Longtemps j'imagine...
- Des années, oui. Des années pour trouver un concept, des années pour en façonner les moindres détails et des années pour le rendre possible. Et pensez-vous qu'à un seul moment on se soit dit : «si je peux me permettre c'est assez compliqué»? Non! Parce que ce n'est qu'à partir du moment où on croit que c'est compliqué. Mais si on croit que chaque problème a sa solution, alors ça devient tout de suite moins compliqué. Vous comprenez?

RÉSUMÉ

Paris en 2035. Rebecca Barns est une jeune insurgée vivant dans la périphérie externe du nouveau Paris, qui est alors encerclé par de hauts murs de béton. À l'intérieur, une société modèle et harmonieuse à laquelle il faut obligatoirement adhérer, sans quoi c'est la mort assurée. Traqués par la milice du nouveau gouvernement, les rebelles vont se lancer dans une guerre contre une technologie révolutionnaire.

AVIS

Je tiens premièrement à remercier l'auteure ainsi que toute la team pour m'avoir si gentiment offert ce livre lors d'un appel de chroniqueurs. Mon avis se fonde sur plusieurs aspects bien précis sur ce livre, et c'est pourquoi j'en ferai une critique séparée en plusieurs parties, contrairement à ma manière habituelle.

L'HISTOIRE
J'aime beaucoup les dystopies en règle générale. En fait, il s'agit probablement de l'un de mes genres préférés. Par contre, cette dystopie est bien différente de celles que j'ai l'habitude de lire. Je lis généralement des dystopies dans le genre d'Hunger Games, donc des dystopies qui ne mettent en scène que des humains en quête de pouvoir. World War Web intègre les machines et l'intelligence artificielle, ce qui m'a vraiment sortie de ma zone de confort pour être honnête. J'ai commencé l'histoire un peu hésitante, mais comme le résumé m'intéressait beaucoup, je me suis dit que ce serait probablement une lecture bien intéressante. 

J'ai eu de la difficulté à adhérer à l'histoire au début de ma lecture, notamment à cause de la différence d'écriture, ce dont je vous parlerai plus loin dans ma critique. Mais il n'y a pas seulement que l'écriture qui m'a dérange dans les premières pages, mais l'histoire aussi malheureusement. En fait, ce n'est pas tant l'histoire, mais plutôt l'interaction entre les personnages qui m'a posé problème, ainsi que les révélations principales qui sont faites, mais celles-ci sont de la même nature et m'ont paru sortir de nulle part. Mais vraiment de nulle part. De plus, comme elles sont semblables, j'ai été dérangée à deux reprises pour la même chose, et ça m'a un peu refroidi dans ma lecture.

L'histoire commence en douceur, du moins pour le livre. On est tout de suite lancé dans l'histoire, mais on apprend tranquillement à connaître les personnages ainsi que les fondements de la ville. L'histoire se place alors et on avance petit à petit dans la capitale envahie par les Humanobots, ces humains transformés en machines. L'histoire avance relativement lentement jusqu'à la moitié du livre environ, et ensuite les événements s’enchaînent jusqu'à la finale. 

J'ai beaucoup apprécié la finale. S'il y a bien quelques petites choses qui m'ont dérangées dans l'histoire ici et là, la finale a fait en sorte que tout s'est remis en place et que j'ai terminé en paix avec ma lecture. J'aime beaucoup les fins énigmatiques, et j'ai été servie avec celle-ci.

LES PERSONNAGES
J'ai un avis plutôt mitigé en ce qui concerne les personnages, puisque je ne me suis vraiment pas attaché à eux. Il s'agissait de personnages intéressants et j'ai bien aimé suivre leur histoire, mais je pense qu'il leur manquait une profondeur, et que leur psychologie n'était pas aussi approfondie que ce que j'aurais aimé. Je suis une grande appréciatrice de personnages extrêmement développés, dont tous les gestes peuvent être évalués, expliqués et qui correspondent complètement à leur personnalité. Or, ces personnages m'ont semblé un peu aller dans un sens, puis aller dans un autre, et finalement revenir à leurs intentions de base. De plus, les relations entre les personnages m'ont quelque fois dérangées. La relation Tyler/Kaci m'a particulièrement dérangée. Cette relation ne fonctionnait tout simplement pas et elle m'a un peu posé problème, pour des raisons que je ne peux pas totalement expliquer puisque je ne veux pas vous révéler des éléments du livre. Je dois avouer que les personnages en général m'ont un peu dérangé, mais au final on s'y habitue plutôt bien.

L'ÉCRITURE
Dans mon cas, l'écriture a été le gros point d'accroche de ma lecture. Je ne suis pas française et je ne lis que très peu de livres venant de ce pays, et lorsque je le fais c'est du Musso ou du Levy, donc dans un style très différent de ce qui m'était proposé avec World War Web. J'ai plutôt tendance à lire des livres anglais ou ayant été traduits de cette langue, alors je dois avouer, en toute sincérité, que j'ai eu beaucoup de mal au début de ma lecture. Les expressions sont différentes, certes, mais la façon d'écrire complète l'est aussi. Les phrases ne coulaient pas aussi mélodieusement que je l'aurais voulu et les dialogues des personnages m'ont semblé plus d'une fois forcés, et très loin de sonner naturels. Évidemment, comme je ne vient pas de France, ma façon de parler est différente, et je n'arrivais pas à me reconnaître dans la façon dont les personnages parlaient. Mon appréciation de l'écriture s'est améliorée au cours de ma lecture, mais je n'ai pas réussi à y adhérer autant que je l'aurais aimé.

LES PETITS PLUS
J'ai beaucoup aimé comment l'auteure a créé plusieurs activités autour de son livre. Premièrement, World War Web est aussi une chanson, dont il est un peu question dans le lire, ce que j'ai trouvé très intéressant. De plus, le personnage principal, Tyler (Je crois que le vrai personnage principal est Rebecca, mais comme nous suivons plus souvent le personnage de Tyler, je le considère comme le principal), a carrément une page Facebook sur laquelle nous pouvons discuter avec lui et où des informations liées à l'auteure et au livre sont partagées. C'est une idée très intéressante que j'aime beaucoup. Ça ajoute une certaine dimension à l'histoire.

CONCLUSION
Je me donne généralement pas de notes aux livres que je critique, mais dans ce cas j'ai l'impression que je dois le faire. Dans ma critique je me concentre particulièrement sur les points que j'ai moins appréciés, ce qui donne l'impression que j'ai un avis négatif du livre, mais en fait j'ai bien aimé. J'aimerais donc remettre les choses à niveau en donnant à ce livre une note de 4/5. Il ne s'agit pas d'un coup de coeur et je n'ai pas adoré ce livre, mais j'ai beaucoup apprécié cette lecture, une fois les problèmes du début surmontés. Un autre livre de cette auteure m'intéresse bien, c'est-à-dire Sanatorium, alors je lirai probablement un autre livre de Zaïre, et je pourrai ainsi me faire une idée plus précise de l'écriture générale de celle-ci.

Extrait en page 84.