Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors il y a un danger terrible, sans nom. S'ils s'aventurent à l'extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S'ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu'au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l'autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd'hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.
Malorie rocks back and forth. She senses a gap behind the rowboat, some kind of opening.
"...one of them looks to the sky..."
Malorie feels the paddle sink into the earth.
"...the other tries to steer a boat with a blindfold on."
The rowboat is almost free.
"So, I have to ask myself..."
"More!" she screams.
"...who here has gone mad?"
Extrait en page 55-56.
Bird box est l'un de ces livres acclamés par la critique, c'est donc sans grande hésitation que je me le suis procuré et que je me suis lancé dans sa lecture.
Ce livre présente un concept de lecture très intéressant. Dans cette histoire, les personnages n'ont pas la possibilité de voir s'ils ne se trouvent pas dans un endroit totalement sécurisé. Quelque chose rôde parmi eux, les rendant complètement fou sans raison apparente, si ce n'est que tous les témoins de ces accès de violence peuvent affirmer que les victimes ont semblé voir l'une de ces choses tout juste avant de succomber à cette folie meurtrière. C'est donc dans une noirceur totale que les personnages, et par le fait même le lecteur, évoluent dans cet environnement malsain.
L'auteur joue ainsi avec les sens du lecteur. Ce lecteur qui, habitué de lire et d'imaginer ce qui se passe selon les descriptions fournies, se retrouve maintenant aussi impuissant que les personnages dont il lit présentement l'histoire. C'est avec les sons, et non les imagines, qu'il doit maintenant évoluer. Se fier aux émotions des personnages, et non plus aux couleurs et aux reliefs.
C'est une situation qui, renforcée par le peu de pages de ce roman, crée un énorme suspense. Contrairement à plusieurs, je n'irais pas jusqu'à dire que j'ai été effrayée par cette histoire et cette façon de faire, mais j'ai sans aucun doute été tenue en haleine, du début à la toute fin.
Le roman est divisé en deux parties qui s'entrecroisent, c'est-à-dire le présent et le passé. Le présent représente la quête du personnage principal, Malorie, et de ses deux jeunes enfants. Le passé représente les raisons poussant Malorie à entreprendre cette quête ardue dans un territoire maintenant des plus hostiles. Plusieurs éléments sont révélés avant qu'il ne nous soit expliqué la façon dont ces événements se sont produits, ou même quand ceux-ci ont eu lieux. Le suspense se voit donc décuplé puisque nous ne suivons pas qu'une seule histoire, mais bien deux. Ces éléments du passé nous sont révélés par brefs moments, créant un puzzle dont les pièces ne s’emboîtent que vers la fin, nous révélant pleinement les motivations de Malorie. Le passé m'a semblé plus intéressant que le présent, pour la simple raison que l'action y est plus présente et surtout puisque le visuel y joue un plus grand rôle. La partie du présent mise beaucoup plus sur les sons et les ressenties des personnages, donc joue beaucoup plus dans la subtilité.
Lorsque les deux parties se rencontrent, nous en sommes à la fin. C'est la partie que j'ai le moins apprécié du roman. Il y reste beaucoup trop de questionnement, à mon avis. Le livre, véritable récit de suspense et de manque d'informations tangibles, se voit attribuer une fin à son image. Toutefois, même si je comprends les motivations de l'auteur, mon côté curieux prend l’avantage, et j'aurais beaucoup apprécié en apprendre plus sur les fondements de cette histoire.
Je laisse donc cette lecture derrière moi avec un sentiment étrange de bon divertissement et de changement, mais aussi avec un certain manque. Je crois qu'après tous les éloges que j'avais pu en entendre, je m'attendais à quelque chose d'un peu... plus. Plus imaginatif, plus effrayant, et surtout plus complet.
Ce livre présente un concept de lecture très intéressant. Dans cette histoire, les personnages n'ont pas la possibilité de voir s'ils ne se trouvent pas dans un endroit totalement sécurisé. Quelque chose rôde parmi eux, les rendant complètement fou sans raison apparente, si ce n'est que tous les témoins de ces accès de violence peuvent affirmer que les victimes ont semblé voir l'une de ces choses tout juste avant de succomber à cette folie meurtrière. C'est donc dans une noirceur totale que les personnages, et par le fait même le lecteur, évoluent dans cet environnement malsain.
L'auteur joue ainsi avec les sens du lecteur. Ce lecteur qui, habitué de lire et d'imaginer ce qui se passe selon les descriptions fournies, se retrouve maintenant aussi impuissant que les personnages dont il lit présentement l'histoire. C'est avec les sons, et non les imagines, qu'il doit maintenant évoluer. Se fier aux émotions des personnages, et non plus aux couleurs et aux reliefs.
C'est une situation qui, renforcée par le peu de pages de ce roman, crée un énorme suspense. Contrairement à plusieurs, je n'irais pas jusqu'à dire que j'ai été effrayée par cette histoire et cette façon de faire, mais j'ai sans aucun doute été tenue en haleine, du début à la toute fin.
Le roman est divisé en deux parties qui s'entrecroisent, c'est-à-dire le présent et le passé. Le présent représente la quête du personnage principal, Malorie, et de ses deux jeunes enfants. Le passé représente les raisons poussant Malorie à entreprendre cette quête ardue dans un territoire maintenant des plus hostiles. Plusieurs éléments sont révélés avant qu'il ne nous soit expliqué la façon dont ces événements se sont produits, ou même quand ceux-ci ont eu lieux. Le suspense se voit donc décuplé puisque nous ne suivons pas qu'une seule histoire, mais bien deux. Ces éléments du passé nous sont révélés par brefs moments, créant un puzzle dont les pièces ne s’emboîtent que vers la fin, nous révélant pleinement les motivations de Malorie. Le passé m'a semblé plus intéressant que le présent, pour la simple raison que l'action y est plus présente et surtout puisque le visuel y joue un plus grand rôle. La partie du présent mise beaucoup plus sur les sons et les ressenties des personnages, donc joue beaucoup plus dans la subtilité.
Lorsque les deux parties se rencontrent, nous en sommes à la fin. C'est la partie que j'ai le moins apprécié du roman. Il y reste beaucoup trop de questionnement, à mon avis. Le livre, véritable récit de suspense et de manque d'informations tangibles, se voit attribuer une fin à son image. Toutefois, même si je comprends les motivations de l'auteur, mon côté curieux prend l’avantage, et j'aurais beaucoup apprécié en apprendre plus sur les fondements de cette histoire.
Je laisse donc cette lecture derrière moi avec un sentiment étrange de bon divertissement et de changement, mais aussi avec un certain manque. Je crois qu'après tous les éloges que j'avais pu en entendre, je m'attendais à quelque chose d'un peu... plus. Plus imaginatif, plus effrayant, et surtout plus complet.