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vendredi 1 novembre 2024

Lettres d'enchantement, tome 1 : Divines rivalités






Titre français : Lettres d'enchantement, tome 1 : Divines rivalités
Titre original : Letters of Enchantment, book 1: Divine Rivals
Auteur : Rebecca Ross
Édition lue : Wednesday Books
357 pages
Lu en anglais






Aucun dieu, aucune guerre ne pourra les séparer.


Après plusieurs siècles de sommeil, les dieux sont à nouveau en guerre. Alors que son frère est parti au front et que sa mère sombre dans l'alcool, la jeune journaliste Iris Winnow tente de maintenir sa vie à flot.

Elle ne trouve de réconfort que dans les lettres écrites à son frère, porté disparu, qu'elle glisse sous sa garde-robe et qui disparaissent mystérieusement. Lorsqu'elle reçoit des réponses anonymes, sans savoir que leur auteur n'est autre que son plus grand rival, Roman Kitt. Alors qu'un lien indéfectible se noue entre eux, Iris accepte une mission au front en tant que correspondante. 

Dans un pays où les humains ne sont que les pions de puissances divines, Iris et Roman se font la promesse de continuer à s'écrire. Mais, confrontés aux horreurs de la guerre, leur avenir sera de plus en plus incertain...

Je me suis lancé dans la lecture de ce premier tome, sans vraiment savoir à quoi s’intéressait l’histoire, après avoir entendu de nombreux commentaires positifs dans la sphère du booktok. Après ma lecture, je peux officiellement dire que je suis très heureuse de m’être laissé influencée par tous ces commentaires, puisque j’ai offert à ce livre la fabuleuse note de 5/5.

L’univers dans lequel nous plonge Rebecca Ross m’a énormément plu. Nous sommes dans ce qui semble être le début des années 1900, pendant une période ressemblant à la Première Guerre mondiale, où les personnages principaux utilisent des machines à écrire et vivent dans un monde dans lequel des traces de magie d’un ancien monde persiste toujours. Cette magie est acceptée par tous les personnages, mais très peu utilisée, puisqu’elle représente plutôt les vestiges d’une civilisation précédente qui cohabitait avec les dieux et évoluait sous leur règne. En fait, la magie et l’enchantement, bien que présente tout au long de l’histoire puisqu’il est question d’une guerre entre les dieux, n’est pas réellement mentionnée, si ce n’est qu’à quelques reprises bien spécifiques pour servir des moments précis de l’histoire. Je sais qu’il s’agit de quelque chose que plusieurs n’ont pas apprécié, mais personnellement, c’est ce qui m’a fait apprécier ma lecture encore plus. J’ai parfois du mal avec les livres trop fantastiques qui nous plonge dans un monde complètement différent, donc d’avoir accès à un monde plus ou moins semblable, avec quelques ajouts ici et là, m’a particulièrement enthousiasmé.

Le personnage principal, Iris, m’a rapidement plu, et sa relation avec Roman, son rival, m’a automatiquement intéressé. Ce n’est pas un spoiler de révéler que cette relation se transforme d’ennemi à amoureux, mais la façon dont cela a été fait m’a particulièrement plu. Je n’aime normalement pas beaucoup les histoires dont l’histoire d’amour prend la place centrale, mais bien que celle-ci représente le cœur de cette histoire, celle-ci est bien plus. Il s’agit d’une histoire d’amour, mais aussi d’amitié, de guerre, de deuil, et d’espoir devant un monde de plus en plus changeant et effrayant. L’histoire était belle, parfois nunuche sur les bords, mais j’ai été attendrie par celle-ci, et cela m’arrive assez peu.

Je pourrais continuer longtemps à parler de cette lecture, puisque je l’ai tout simplement adoré. J’ai dévoré les pages les unes après les autres, voulant à tout prix savoir comment l’histoire d’Iris et de Roman allait se terminer. J’ai très hâte de lire la suite, en espérant que ce deuxième tome réponde à mes attentes et soit à la hauteur de ce premier tome. 

mercredi 15 novembre 2023

Auggie & moi : Trois nouvelles de Wonder







Auggie & Me : Three Wonder Stories
R.J. Palacio
Éditions Pocket Jeunesse
348 pages
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Juliette Lê



Wonder
     Auggie n'est pas un garçon comme les autres, et son arrivée au collège va bouleverser la vie de ceux qui l'entourent.
Julian, le petit dur de l'école ; Christopher, son ami d'enfance ; Charlotte, sa camarade de classe, nous emportent chacun dans leur propre récit pour nous révéler comment Auggie a changé leur vision du monde à jamais...
     J'ai terminé ma lecture de Wonder il y a près de trois ans, et pourtant, j'y repense souvent et je m'en rappelle comme si je lavais lu hier. Dès la sortie du film, je me suis lancé sur celui-ci et j'ai retrouvé l'ambiance et les personnages que j'avais tant aimés. C'est donc sans me poser de questions que j'ai emprunté ce livre, étant assurée que je passerais un bon moment de lecture sous la plume de R.J. Palacio.

Ce livre ne se veut pas une suite de l'histoire d'Auggie, et je dois avouer que j'aurais été déçue si cela avait été le cas, mais plutôt de l'histoire de base d'Auggie, sous différents point de vue. Dans ce livre, nous avons donc le point de vu de Julian, la brute de l'école, Christopher l'ami d'enfance d'Auggie, ainsi que Charlotte, une connaissance de l'école. 

La partie que j'ai préférée est celle de Julian, pour la simple raison que son histoire et celle d'Auggie se rejoignent à plusieurs moments et sont réellement entrelacées, tandis qu'Auggie ne fait que de brèves apparitions dans la vie des deux autres personnages, même s'il y est toujours présent d'une façon ou d'une autre. Cette partie nous permet de mieux comprendre Julian et les motivations derrière l'intimidation qu'il fait subir à Auggie. Cela m'a permis de faire la paix, en quelque sorte, avec le personnage de Julian, que j'ai énormément détesté lors de ma lecture de Wonder.

J'ai toutefois bien aimé les deux autres parties. Celle de Christopher nous permet d'en apprendre plus sur la jeunesse d'Auggie, et la partie de Charlotte nous permet de voir un côté un peu plus neutre de l'histoire, et aussi de plus apprendre à connaître le personnage de Summer, dont j'aurais vraiment aimé lire un point de vue. Je crois par contre que j'aurais préféré lire la partie de Julian en dernier, puisque celles des deux autres personnages me semblaient un peu fade suite à la sienne. 

En conclusion, il s'agit d'un excellent livre compagnon de Wonder. Il n'est pas aussi touchant, bien qu'il m'ait fait pleurer, mais il reste une excellente lecture, et une bonne façon de boucle la boucle de l'histoire d'Auguste Pullman.
     Et c'est là que j'ai commencé à bien l'aimer, Summer.
Mais c'était nul, parce que Summer, tout comme Jack, était du côté d'Auggie. Et ça signifiait que je ne pouvais pas être vu avec elle. Je pouvais même pas lui dire : « Ça va ? » de peur que le monstre croie que je m'adressais à lui. 
[...]
Je sais, c'est pas sympa de l'appeler « le monstre », mais il faut arrêter de tout prendre au sérieux ! Je ne suis pas méchant. Je plaisante!

Extrait en page 29.

jeudi 2 août 2018

Hantée, tome 3 : Le Cabinet des ténèbres








Shades of London, book 3: The Shadow Cabinet
Maureen Johnson
Éditions Putnam
384 pages






     Les fantômes hantent Londres. Une équipe spéciale, les Ombres, est chargée de contrôler ceux qui sèment le chaos et les empêche de nuire. Callum et Boo sont sous le choc du décès tragique et brutal de Stephen, le leader des Ombres. Mais Rory est persuadée qu'il existe un moyen de le ramener de l'au-delà.
     Le deuxième tome de cette série m'avait laissé sur un intense suspense, et sur un retournement de situation inenvisageable. Ayant laissé filé près de deux ans avant de finalement me lancer dans la lecture du troisième tome, j'avais plus ou moins oublié ce dont il était question. Toutefois, dès les premières pages, j'ai été replongé dedans tête première, et je me suis de nouveau frappé au mur qui s'était érigé devant moi lors de ma lecture de cette fin.

C'est donc en plein coeur de l'action que j'ai retrouvé les personnages. Je ne peux pas vraiment parler de l'intrigue principale sans révéler plusieurs éléments clés de l'histoire, je m'abstiendrai donc, mais disons simplement que cette intrigue m'a vraiment mise sur le bout de ma chaise. J'attendais toujours de voir ce qui allait se passer, et j'espérais profondément une fin heureuse. À cette trame principale s'en mêle une autre, qui est apparue lors du tome précédent. Les deux intrigues étaient extrêmement intéressantes, même si j'avais une certaine préférence pour l'une d'entre elles (ceux ayant lu le livre comprendront de quoi je parle, les autres je suis désolé pour ce charabia incompréhensible à vos yeux). L'histoire se développe en quelque chose de différent, auquel je n'aurais pas pensé simplement en lisant le premier tome, et même s'il ne s'agit pas de ce que j'aurais aimé lire à la base, cela reste une excellente lecture. 

Les personnages m'ont toujours autant plu. Leur personnalités sont bien développés, leurs agissements bien expliqués, et leur humour toujours aussi tordant, même si ce tome est nettement plus sombre que les précédents. J'ai aussi bien apprécié faire la connaissance de nouveaux personnages, et redécouvrir d'anciens personnages que nous n'avions pas vu depuis un moment.

Je croyais qu'il s'agissait du dernier tome de la série avant d'arriver à la fin de celui-ci. Considérant la fin, il est évident qu'il y aura au moins un autre tome, ce qui me plait énormément. J'ai commencé cette série sur un coup de tête, mais il s'agit de l'une de mes préférées, donc je n'ai pas tellement hâte de la terminer, je dois l'avouer.

dimanche 31 décembre 2017

La Faucheuse, tome 1

 
Les commandements du Faucheur.

Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme, et sans préméditation.
Tu accorderas une année d'immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t'ont résisté.

L'immortalité ne saurait tempérer la folie ou la fragilité de la jeunesse. L'innocence est condamnée à mourir d'une mort grotesque de nos propres mains, victime de os erreurs irréversibles. Aussi, nous enterrons l'émerveillement candide dont on se nourrissait petits, le remplaçant par des cicatrices dont nous ne parlons jamais, trop enchevêtrées pour que n'importe quelle technologie y remédie. À chaque glanage que je commets, à chaque vie que je fauche pour le bien de l'humanité, je pleure l'enfant que je fus un jour et dont je peine à me rappeler le nom par moments. Et je brûle de trouver un endroit, au-delà de l'immortalité, où je puisse, d'une certaine manière, ressusciter cet émerveillement et redevenir ce petit garçon.


Extrait en page 423.
Je n'avais jamais entendu parler de ce livre avant de le voir sur les tablettes de ma médiathèque. J'ai tout de suite été attirée par sa couverture et la simple lecture du résumé m'a convaincu de l'emprunter, certaine que je l'apprécierais énormément.

Dans un monde où la mortalité n'existe plus, l'humain a mis en place un nouveau système pour contrôler le nombre d'individu peuplant la Terre, ou a plutôt mis un groupe de personne en charge de cette tâche ; les Faucheurs. Ceux-ci ont comme lourd travail de «glaner» leurs pairs, selon des statistiques pré-établies. C'est ainsi que nous entrons dans l'histoire de deux jeunes adultes, choisis par un Faucheur pour devenir ses apprentis. 

J'ai adoré ce monde un peu macabre que l'auteur met en place. Il s'agit de le même Terre que nous connaissons, mais en améliorée dans tous les domaines. La mort n'existe plus, les blessures non plus. Toutes figures d'autorité ont été remplacées par le Thunderhead, une force omniprésente qui prend tout à sa charge et fait un bien meilleur travail, selon mon humble avis. En bref, il s'agit d'une sorte d'utopie. Toutefois, les Faucheurs existent, ruinant celle-ci pour certains élus qui voient alors leur vie se terminer. Les techniques de mise à mort sont aussi variées que le nombre de Faucheurs les utilisant et j'ai adoré le concept d'une sorte d'école pour les Faucheurs, d'un conclave pour vérifié que le tout se passe de la meilleure façon, et des épreuves pour déterminer qui est apte à endosser cette lourde responsabilité.

Les personnages sont exquis. J'ai particulièrement apprécié celui du maître Faraday, une sorte d'ermite sociale qui a su me faire réfléchir à plus d'une reprise. Les deux personnages principaux sont aussi extrêmement intéressants. Étant complètement différents, ils apportent chacun quelque chose de nouveau, et j'ai beaucoup aimé leur relation amour-haine, cela rajoutait de la compétition à leur apprentissage, même s'ils faisaient tous les efforts possibles pour ne pas l'être.

J'ai été totalement captivée par l'histoire. Remplie d'action, celle-ci se caractérise par des retournements de situations de tous les côtés, et je ne savais ainsi jamais à quoi m'attendre, ce que j'ai adoré. J'ai extrêmement hâte d'avoir le deuxième tome entre les mains, et d'ainsi pouvoir continuer cette excellente série.


Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers

Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n'ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais... C'est donc l'un avec l'autre, et l'un pour l'autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l'univers.





We all wanted to see what Dante was seeing.
We stood silently around Dante's telescope in the middle of the desert as we waited for our turn to see all the contents of the sky. When I looked through the telescope, Dante began explaining what I was looking out into the vast universe. Through that telescope the world was closer and larger that I'd ever imagined. And it was all so beautiful and overwhelming and - I don't know - it made me aware that there was something inside of me that mattered.

Extrait en page 42.
Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers est un livre qui se trouvait dans ma PAL depuis un long moment, et je ne cessais de lire d'excellents commentaires sur celui-ci, si bien que j'ai préféré attendre pour le lire, de façon à avoir le temps de bien m'immerger dans l'histoire et de bien l'apprécier dans son entièreté.

J'ai découvert dès les premières pages une écriture extrêmement poétique et entraînante. Il s'agit de ce genre de plume que je pourrais lire des heures durant sans jamais me lasser, tellement les phrases s'enchaînent et les mots s'entremêlent d'une si belle façon. L'histoire, en somme, n'est ni originale, ni débordant d'action, mais elle est tout simplement belle. Magnifique, même. J'ai eu des larmes aux yeux, j'ai eu le sourire aux lèvres. Ce livre m'a fait passer par une gamme d'émotions complète, en peu de temps, et c'est ce qui fait en sorte que je l'ai autant apprécié. 

Les personnages sont attachants, et représentent le point fort de ce roman. Je dois admettre que le personnage de Dante s'est mis à m'exaspérer vers la fin, mais ce n'était que son attitude face à la situation qui me déplaisait, ainsi que le fond de sa personnalité, mais le personnage dans son ensemble m'a beaucoup plu, tout comme celui d'Ari. Il s'agit de deux adolescents radicalement différents, mais tellement semblables à la fois. J'ai aussi beaucoup apprécié la façon dont les personnages des parents avaient été abordés. Ceux-ci ont leurs problèmes, leurs difficultés, mais l'auteur n'a jamais utilisé la route facile et tombé dans le cliché des parents qui ne comprennent jamais rien et qui ne sont d'aucune aide pour leur enfant. C'était une différence agréable à retrouver dans un livre ciblant un public de jeunes adultes.

Concernant la fin, je m'en attendais un peu. En fait, toute l'histoire nous pousse vers cette fin, cette réalisation, il aurait donc été un peu naïf de ne pas la voir arriver. Toutefois, j'ai beaucoup aimé que le roman ne tourne pas autour d'une histoire d'amour, mais beaucoup plus autour d'une merveilleuse histoire d'amitié. J'ai adoré voir les personnages évolués les uns avec les autres, se découvrir et se comprendre, s'aimer et s'accepter. C'est un livre que j'ai beaucoup apprécié, comme plusieurs autres, d'ailleurs.



mardi 12 décembre 2017

Les enfants de Vénus, tome 1

Quelques centaines d'années après la Révolution de Vénus qui a permis l'avènement d'une ère matriarcale, Physalis, princesse de Sàlissa et descendante de Vénus, est en âge d'enfanter une héritière pour le trône. Au mépris du protocole, elle refuse la méthode d'insémination et fait appel à un procréateur. Mais dans un futur où les hommes sont considérés pour la plupart comme des êtres inférieurs ce choix ne s'avère pourtant pas si simple... Les deux jeunes gens que tout oppose commencent à devenir proches et cette intimité inédite remet en cause l'ordre établi. Face à la pression du conseil du royaume et aux interdits qui planent sur cette relation, Physalis va devoir faire un choix entre ses responsabilités d'héritière et ses convictions...




Physalis acquiesça. Elle retourna en direction de se chambre, soudain pleine de lassitude. Son enthousiasme était retombé. Non seulement elle devrais assister à cette cérémonie d'inauguration où elle devrait saluer, parler à des centaines de femmes, et agir en bonne petite princesse pendant des heures, mais en plus elle ne verrait pas Lime avant le lendemain, ce qui l'attristait finalement bien plus que le reste.

Extrait en page 31 & 32.
Je tiens premièrement à remercier Livraddict, ainsi que l'auteure, M.S. Mage, pour m'avoir si gentiment offert ce roman. Le résumé de ce livre a su m'attirer. Celui-ci laissait miroiter une histoire différente, abordant un sujet peu exploité dans les livres que j'ai la chance de lire, et c'est ce qui m'a poussé à en faire la découverte.

C'est donc avec empressement que je me suis lancé dans cette histoire. Celle-ci prend place au sein d'une société matriarcale, ce qui a su me déstabiliser, bien que cela m'ai beaucoup plu. Nous sommes tellement habitué à des histoires où l'homme occupe des places de pouvoir et où les femmes occupent certains emplois plus en marge de la société, tels que femmes de ménages ou bien même travailleuses du sexe, que de voir les rôles inversés m'a fait un grand choc. Mes repères ont été chamboulés, et cela m'a fait réaliser à quel point notre société, bien que les femmes puissent y occuper des rôles importants, est toujours menée par le patriarcat sur bien des aspects. C'est donc une perspective nouvelle que ce roman m'a apportée, et j'ai bien apprécié ce changement.

On entre donc dans l'histoire de Physalis, jeune héritière au trône de Sàlissa un royaume gouverné par les femmes, pour les femmes. Il s'agit d'un personnage principal que j'ai beaucoup aimé, notamment pour sa fougue et son esprit de rébellion. Ce sont deux aspects de sa personnalité qui ont résonné chez moi, et que j'aurais apprécié qu'elle développe un peu plus, en particulier envers sa mère, que j'ai trouvé particulièrement désagréable tout au long de l'histoire. J'aurais aussi bien aimé qu'elle garde cette envie de défier les règles jusqu'à la fin, puisqu'elle m'a semblé renoncer à ses convictions un peu trop facilement à mon goût. Toutefois, la toute fin m'a prouvé qu'elle n'avait peut-être pas perdue cette flamme que j'avais décelée chez elle dès le début, mais qu'elle l'avait peut-être plutôt redirigé intelligemment.

Pourtant, du côté du personnage principal masculin, j'ai été un peu déçue. Celui-ci m'a semblé plat mis à côté de Physalis, et lorsque j'avais l'occasion de lire ses points de vues, je n'étais pas convaincue par sa façon de penser. J'espère qu'il se démarquera plus dans le deuxième tome, puisqu'il pourrait malheureusement s'agir d'un personnage que j'oublierai rapidement autrement.

Si vous chercher un livre rempli d'action et de rebondissements, peut-être qu'il faudrait chercher ailleurs, puisque celle-ci n'arrive que pour un court moment vers la fin, ais malgré tout, l'histoire a su me happer. J'ai tourné les pages de ce livre les unes après les autres, jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus, et j'ai bien hâte de pouvoir lire la suite.

dimanche 26 novembre 2017

La Sélection, tome 5 : La Couronne

Il ne doit en rester qu'un.

Vingt ans après la Sélection d'America Singer, et malgré l'abolition des castes, la famille royale d'Illeá doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : L'heure est venue de lancer une nouvelle Sélection.

Sa mère à l'article de la mort, son père dévasté, il est temps pour la princesse Eadlyn de passer à la vitesse supérieure dans le processus de la Sélection. Encore novice aux jeux de l'amour et du pouvoir, détestée par une partie de l'opinion publique, elle doit pourtant choisir au plus vite son Élite de six prétendants. Devenir femme, épouse et reine en l'espace de quelques semaines, telle est la lourde tâche qui repose sur les épaules de la princesse. Mais le coeur peut se révéler un précieux allié, pour qui sait l'écouter...
Comment étais-je censée prendre la place de mon père? J'étais déjà épuisée au bout de la première journée. Impossible de récidiver tous les jours pendant les prochaines semaines, sans parler des années qui m'attendaient une fois que j'aurais hérité de la couronne pour de bon.
Et comment allais-je choisir un mari? Qui était le meilleur choix? Qui serait le plus aimé par le peuple? Était-ce d'ailleurs une bonne question? Était-ce juste?
Je m'essuyais les yeux avec la paume de ma main comme une enfant : j'aurais aimé redevenir naïve et innocente sans aucune idée de tous les problèmes qui pouvaient surgir en une seule journée.
J'avais du pouvoir, mais je ne savais pas comment l'utiliser. J'étais une reine qui ne savait pas régner. Une jumelle abandonnée. Une fille sans parents. J'avais six prétendants, mais je ne savais même pas comment on procédait pour tomber amoureuse.

Extrait en page 42.
     C'est en étant un peu déçue que je referme le dernier tome de La Sélection. Non pas déçue face à l'histoire, mais en sachant qu'il s'agit bien du dernier tome cette fois. La Sélection n'était pas une série révolutionnaire et n'apportait pas non plus de nouveau genre, mais elle n'en était pas moins très agréable à lire et j'ai passé un bon moment de lecture en sa compagnie.

Eadlyn, le personnage principal, a subi un si grand développement psychologique qu'elle en est méconnaissable. Ce n'est plus cette adolescente égoïste et centrés sur elle-même qu'elle était lors de sa première apparition, mais bien une jeune femme digne de succéder son père sur le trône. J'ai appris à l'apprécier, et je crois même m'être un peu reconnue en elle. J'ai aimé voir l'évolution de ses questionnements, ses valeurs et ses décisions, ainsi que ses relations avec les autres personnages.

Ces derniers m'ont tout autant plu et j'étais triste de les voir partir les uns après les autres. C'est toutefois avec beaucoup de joie que j'ai découvert l'identité de l'élu, un choix qui souligne encore plus les changements subi par Eadlyn. J'aurais par contre aimé en apprendre plus sur certains des prétendants, puisque j'ai eu l'impression que certains d'entre eux m'étaient toujours un peu inconnus, et ce, même dans ce dernier tome.

Le fin, quant à elle, m'a offert un retournement de situation que je n'avais pas vraiment vu venir, malgré certains indices dispersés au fil de la lecture. Cette fin pourrait facilement donner place à d'autres tomes, mais d'après ce que j'ai compris, il s'agirait bel et bien du dernier. Je n'étais pas fermé à l'éventualité de lire d'autres livres de cette série, mais après cinq tomes, je dois avouer que celle-ci commençait un peu à s'essouffler, et je n'aurais pas aimé que mon appréciation de La Sélection se trouve entachée par une trop grande quantité de livres publiés. C'est donc un peu triste, mais bien contentée que je referme ce dernier tome.

dimanche 20 août 2017

Everything, everything

Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez dans doute sous le nom de «maladie de l'enfant-bulle». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d'avoir dix-huit ans, et je n'ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l'observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.



Chaos theory says that even a small change in initial conditions can lead to wildly unpredictable results. A butterfly flaps her wings now and a hurricane forms in the future.
Still.
I think if I could just find the moment, I could take it apart piece by piece, molecule by molecule, until I got down to the atomic level, until I got to the part that was inviolate and essential. If I could take it apart and understand it then maybe I could make just exactly the right change.



Extrait en page 297.
     Ce livre se trouvait dans ma PAL depuis un bon moment déjà, mais c'est seulement en voyant la bande-annonce pour le film qui est récemment sorti que je me suis dit que je devrais rapidement me mettre à sa lecture si je ne voulais pas me faire spoiler. De plus, comme ce livre compte majoritairement de bonnes critiques, je n'y ai pas pensé à deux fois avant de me lancer.

Tout d'abord, j'ai bien aimé la forme du livre. Il s'agit d'un roman qui utilise beaucoup le visuel. Plusieurs images sont dispersées tout au long du roman, et lorsque les deux personnages principaux communiquent par courriel et messageries instantanés, les formes sont respectées, ce que j'ai beaucoup aimé. Cela ajoutait une nouvelle dimension au livre, du divertissement, et cela fait en sorte que le livre se lit très rapidement.

Du côté des personnages, je les ai beaucoup appréciés, même si je les ai trouvés un petit peu vides. Je crois que, même s'ils étaient intéressants et qu'ils avaient chacun leur personnalités distinctes et complètes, ils auraient pu être un peu plus poussés au niveau du développement psychologique. Certaines de leurs actions me semblaient un peu trop irréfléchies pour sembler réalistes. C'est aussi ce que j'ai pensé de l'histoire d'amour qui représente la quasi-totalité de ce roman. Celle-ci était un peu niaise, irréfléchie, et semblait parfois un peu trop facile malgré les circonstances.

Malgré tout, je me suis laissé emporter par cette histoire loin d'être parfaite et par ces personnages quelques peu clichés et j'en suis venue à dévorer ce livre. Et puis j'en suis arrivé à la fin, qui m'a totalement surprise. Je dois admettre que si ce n'était pas pour la fin, j'aurais probablement classé ce livre avec mes autres lectures ne se démarquant pas du lot. Cette fin, je ne m'y en attendais pas du tout, même si au fond, l'auteure nous donne de petits indices tout au long du roman. J'ai trouvé qu'elle donnait une nouvelle dimension à l'histoire, beaucoup plus de profondeur que ce à quoi je m'attendais, et j'ai adoré.

Ce livre n'est peut-être pas un coup de coeur pour moi, contrairement à certains, mais il s'agit sans aucun doute d'une lecture que j'ai dévoré et dont je me souviendrai probablement assez longtemps.


Demain n'est pas un autre jour

Avant le diagnostic, la vie de Lane était plutôt banale. Au sanatorium pour ados, il rencontre l'irrésistible Sadie et sa bande de copains. Rebelles, excentriques et résolument vivants, dans le monde rigide de l'établissement, ces adolescents ne suivent que leurs propres règles. À leurs côtés, Lane réalise que la maladie n'est pas nécessairement une fin : quand l'amour et l'amitié viennent tout bousculer, elle pourrait même constituer un nouveau départ.





Everyone else had known that. And I should have, too. I just hadn't wanted to admit it, because admitting it meant acknowledging the possibility that the odds might not be in my favor. And that possibility was terrifying. 

I wasn't surrounded by sick kids, I was one of them.


Extrait en page 103.
     J'ai eu l'occasion de lire Coeurs brisés, têtes coupées de Robyn Schneider, que je n'avais malheureusement pas particulièrement apprécié, mais j'avais à ce moment décidé de donner une seconde chance à l'auteure en lisant ses prochaines oeuvres. Dès que j'ai lu le résumé de Demain n'est pas un autre jour, j'ai eu un bon pressentiment, si bien que je l'ai acheté dès sa sortie, mais ce n'est que récemment que j'ai pris le temps de me lancer dans sa lecture.

Pour débuter, je dois admettre que la plume de Schneider est un vrai régal, bien différente de la faible traduction que javais lu dans Coeurs brisés, têtes coupées. Je me suis laissé bercer par ses mots, son humour et son vocabulaire dès les premières lignes. Je crois que la traduction de ma précédente lecture lui avait fait perdre toute sa beauté, et j'ai bien aimé avoir la chance de redécouvrir son écriture, ou plutôt de réellement la découvrir cette fois.

Schneider a su transmettre les émotions avec brio dans ce roman, et c'est ainsi que je me suis laissé transporter par l'histoire de Lane et de son séjour à Latham. Lane est un personnage principal avec lequel j'ai réussi à m'identifier. Cette peur de l'échec qui le caractérise lui rend la vie difficile dans cet environnement qui ne peut permettre aucune compétitivité, et qui laisse seulement la place au repos et, dans le meilleur des cas, à la guérison. Les émotions du jeune homme étaient facilement ressenties, et je me suis laissé submerger par celles-ci tout au long de ma lecture.

Les personnages représentent aussi un point fort de cette lecture. Le deuxième personnage principal, celui de Sadie, m'a beaucoup plu. Nous avons l'occasion de lire leur point de vue à tous les deux, et c'est quelque chose que j'ai beaucoup aimé. J'ai beaucoup apprécié la complexité du personnage de Sadie, qui peut sembler tellement simple à priori. En fait, j'ai tout simplement aimé la complexité des personnages. Bien que l'auteure aurait très bien pu développer beaucoup plus de ses personnages secondaires, elle a tout de même fait un très bon travail pour en développer quelques-uns de façons très intéressantes.

L'histoire d'amour de cette lecture m'a un peu laissé de glace. Je la trouvais mignonne, mais un peu niaise. Toutefois, ce n'est pas réellement quelque chose qui m'a dérangé. Je ne me suis pas laissé bercer par celle-ci, mais elle ne m'a pas vraiment déplu. Disons simplement qu'elle ne m'a fait ni chaud ni froid.

En conclusion, il s'agit d'une excellente lecture mais attention à ne pas trop la comparer à d'autres romans du même genre, comme Nos étoiles contraires de John Green, puisque malheureusement, alors, elle en perd un peu de son attrait.


It's so strange how the moment of your birth is this fixed point in time, but the hour of your death is always changing based on what you eat  for dinner, or where you cross the street, or who you trust when you're alone in the dark woods. But I like to think of all those little moments that add up to the final one, because it meant that my death would be my own, the result of my life, and not just something that happened to me.

Extrait en page 314.



lundi 19 juin 2017

Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens

Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n'est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c'est bien à l'abri derrière l'écran de son ordinateur. C'est sur un chat qu'il a «rencontré» Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui. Simplement :
1. Ils fréquentent le même lycée.
2. Blue est irrésistible.
3. Il l'apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro.)
Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l'ordi du lycée. Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Martin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé? Pas si sûr...






But I'm tired of coming out. All I ever do is come out. I try not to change, but I keep changing, in all these tiny ways. I get a girlfriend. I have a beer. An every freaking tome, I have to reintroduce myself to the universe all over again.

Extrait en page 56.
Ce livre a malheureusement subi le même sort qu'une grande majorité de livres qui se retrouvent dans ma PAL, et il y est resté pendant plus de deux ans. Il me faisait de l'oeil depuis un moment déjà, mais c'est seulement lorsque j'ai réalisé qu'il y avait un film en cours de production que je me suis dit que c'était le moment où jamais.

Ce livre m'a vaguement rappelé Will Grayson, Will Grayson de John Green & David Levithan, une lecture qui s'est classée parmi mes coup de coeur. Ce n'est pas tant l'histoire, mais bien le personnage principal, Simon, qui me donnait cette impression. Si vous avez aimé ce livre, vous aimerez donc probablement celui-ci, et vice-versa.

Simon est un personnage des plus attachants. Dès les premières pages, j'ai su me reconnaître en lui et en sa façon d'avoir une double vie. Il y a le Simon que tout le monde connaît, ou plutôt que tous croient connaître, qui se lève tous les matins pour se rendre à l'école et qui passe du temps avec ses amis après les cours, celui qui s'assoit à table avec ses parents. Puis il y a le vrai Simon, celui des courriels échangés avec Blue, ce jeune homosexuel à qui Simon peut tout confier, sans filtre, ce Simon qui, subitement, se retrouve dans une situation périlleuse lorsque l'un de ses camarades de classe décide d'utiliser leur échange de courriels comme forme de chantage.

C'est ici que l'histoire débute, puisque Simon, bien que conscient d'être homosexuel, n'a toujours pas trouvé le courage d'en informer ses proches. Et bien qu'il communique avec Blue à tous les jours, il ne connait toujours pas sa véritable identité.

C'est une histoire des plus banales quand on la regarde sous un certain angle. Un jeune homosexuel dont le secret de la sexualité tombe entre de mauvaises mains. Je mentirais si je disais ne jamais avoir été témoin de ce genre d'histoire au lycée lorsque j'étais adolescente. Toutefois, l'auteure réussi à rendre cette histoire entraînante, et émouvante. J'ai été transportée par l'histoire de Simon, et je me suis rapidement attaché à ce personnage. Je me suis rapidement mise à détester son maître chanteur, à chercher avec lui la véritable identité de Blue, à espérer avec lui que ce dernier apprécierait autant Simon une fois qu'ils se rencontreraient réellement. J'ai vécu cette histoire avec Simon.

Il s'agit d'un excellent livre. Peut-être pas assez extraordinaire pour se classer parmi mes coup de coeur, mais il s'en approche clairement. Maintenant, j'ai bien hâte de voir l'adaptation cinématographique, en espérant ne pas être déçue par celle-ci.