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lundi 21 novembre 2016

Avalon High : Un amour légendaire

Moi, Ellie, je crois que je suis tombée amoureuse de Will, le capitaine de l'équipe de football du lycée. Il est spécial ce garçon : même si nous venons de nous rencontrer, j'ai l'impression de le connaître depuis toujours. D'ailleurs, Will aussi est persuadé de m'avoir déjà vue! Qui sait, peut-être dans une autre vie? Quoi qu'il en soit, pas la peine de rêver au conte de fées, parce qu'il a déjà une petite amie, Jennifer (une vraie princesse!)... qui semble un peu trop proche de Lance, le plus fidèle ami de Will. Me voilà soudain témoin de leurs secrets! Quel rôle dois-je jouer, moi, dans cet étrange trio?


C'est la première fois que j'étais invitée à une fête. Une fête de garçons, je veux dire. Quand Nancy organisait quelque chose pour son anniversaire, seule notre bande venait, et notre bande, ce n'étaient que des filles. Une fois, un garçon de l'athlétisme avait convié toute l'équipe chez lui, garçons et filles confondus. Mais, au bout du compte, mes amies et moi étions restées entre nous tandis que les garçons nous avaient ignorées, trop occupés qu'ils étaient à admirer les performances des pompom girls.


Extrait en page 87.
Avalon High est un livre qui me faisait envie depuis un long moment, puisqu'il s'agit d'une fiction écrite à partir d'une histoire plutôt connue, c'est-à-dire celle du roi Arthur. Cette histoire m'intéressait bien, à la base, et n'ayant encore jamais lu de livres de cette auteure, je me disais qu'il s'agissait probablement d'un premier livre avec lequel commencer. Au final, peut-être ai-je eu tort. 

Ce qui m'a particulièrement déplu, chez ce livre, est l'écriture de l'auteure, et plus précisément son irrégularité. À un moment, l'écriture semble recherchée, et l'auteure emploie des termes beaucoup plus spécifiques, d'un langage beaucoup plus sophistiqué. Quelques lignes plus loin, toutefois, celle-ci emploie des termes communs, familiers, et utilise des tournures de phrases quelquefois boiteuses. Cela m'a profondément énervé, puisque mon rythme de lecture se voyait changé, et ma perception du récit aussi. Peut-être s'agit-il d'un problème de traduction, mais n'ayant pas lu ce livre dans sa langue originale, je ne saurais malheureusement le dire, et c'est donc seulement la traduction du récit que je peux juger.

Sachant qu'il s'agit d'un livre dont le public cible est plutôt jeune, je ne m'attendais pas à des personnages extrêmement complexes, mais j'ai toutefois été déçue par ceux-ci. Les personnages m'ont semblé peu approfondis, et restant à la surface même des clichés. Tout en s'appuyant sur ces derniers, l'auteure aurait facilement pu développer ses personnages un peu plus, mais elle est restée au sportif, à son meilleur ami, à la copine pompom girl et à la jeune fille effacée. Les personnages ne sont rien de plus, même s'ils le devaient, surtout avec les personnages historiques leur étant attribués. Même en accomplissant des actes à la limite de l'héroïsme, ils me semblaient plats et sans intérêts. Leurs comportements m'énervaient, leurs réactions m'horripilaient et leurs dialogues me faisaient lever les yeux au ciel. Tout dans ces personnages réussissait à me déplaire. Les personnages secondaires n'étaient pas vraiment mieux, à mon avis. Leurs réactions étaient démesurées, ou complètement désintéressées, sans que j'y trouve un juste milieu. Ils me semblaient présents pour meubler l'histoire, sans plus.

Au final, ce livre présentait un bon potentiel, mais l'aspect historique qui m'a attiré vers ce livre n'a selon moi pas été assez exploité. L'aspect jeunesse a finalement pris le dessus sur tout le reste, et cela s'est senti dans le faible développement des personnages, mais aussi dans la façon dont les événements se sont déroulés. Les motivations étaient pauvres, et les dénouements trop faciles. Malheureusement, ce livre s'est révélé être une déception pour moi, et me freine maintenant à lire d'autres livres de cette auteure.

La pierre d'Isis, tome 1 : Isulka la Mageresse

Isulka est une mageresse marginale, un peu vénale, mais surtout très endettée, vivotant en donnant des spectacles de magie dans des cabarets parisiens. Scipione est un spadassin vénitien comme on n'en fait plus, un reliquat du passé exilé de la Sérénissime, trahi par ses pairs et en quête de Vendetta. Recrutés par un employeur anglais pour subtiliser une bague qu'on lui aurait dérobée, la mission se révèle sous un tout autre jour lorsqu'ils découvrent la valeur réelle et symbolique du joyau. Plus questions pour Isulka et Scipione de travailler à prix bradés. L'appât du gain les mènera de Paris au Caire, de coups bas en coupe-gorges, une course-poursuite s'engageant entre les protagonistes, des espions, des criminels et une inquiétante secte égyptienne...


Une neige sale tombait autour d'eux. Leur souffle était à peine visible dans la nuit sombre et glaciale. Les lampadaires ne diffusaient que peu de lumière au-delà des barricades du chantier et les plongeaient dans la pénombre. Finalement, s'ils n'étaient pas aveugles, ils le devaient à la péniche en flammes qui diffusait une chaude bien que faible lueur dans le dos de Scipione.
Un clairon se fit entendre au loin. Vraisemblablement les sapeurs-pompiers qui s'organisaient pour aller éteindre l'incendie. Cela signifiait également que les autorités ne tarderaient pas à arriver et qu'il fallait en finir le plus rapidement possible.

Extrait en page 62.
Je voudrais tout premièrement remercier les éditions Lune écarlate, ainsi que l'auteur, Dorian Lake, pour m'avoir si gentiment offert un ebook de ce livre dans le cadre d'un partenariat avec le site Livraddict.

Ce roman est donc le premier tome d'une série à paraître, nommée La pierre d'Isis. Comme l'indique son nom, cette série, et ce livre, tournent autour de la mythologie égyptienne ainsi que de ses dieux majeurs. Je suis une grande amatrice de mythologie, et bien que je préfère la grecque, puisque je la connais mieux, j'étais contente de me plonger dans une histoire mettant du devant une mythologie qui m'est moins familière. J'ai particulièrement aimé la façon dont l'auteur la met en scène. La mythologie guide l'histoire, mais n'est pas omniprésente, ce que j'ai beaucoup apprécié.

En fait, ce que j'ai beaucoup aimé de l'auteur est sa retenue, en quelque sorte. La mythologie est une partie importante de l'histoire, mais elle ne représente pas l'histoire. La magie joue aussi un rôle important dans la vie de la Mageresse, mais celle-ci ne compte pas que sur cela. Les éléments importants sont apportés avec parcimonie, et cela m'a beaucoup plu.

Ce que j'ai aussi beaucoup aimé de l'auteur est sa plume. Sa façon d'écrire était très poétique, fluide et ponctuée de termes très précis. Il portait aussi beaucoup d'attention aux détails, ce qui toutefois s'est retourné contre lui à quelques reprises, à mon avis. Les détails étaient appréciés tout au long du livre, mais trop de descriptions étaient accordées aux vêtements, ainsi qu'à certaines scènes de combat qui semblaient s'éterniser. 

En ce qui concerne l'histoire à proprement parler, je l'ai trouvé très intéressante. Bien qu'il s'agisse d'un premier tome, en plus d'être assez court, et qu'il servait ainsi principalement à amener les bases de l'histoire, celui-ci n'était pas dépourvu d'action. En fait, celle-ci ne cessait jamais. Les scènes de combat s'enchaînaient, les ennemis se multipliaient et les déplacements semblaient toujours plus fréquents. J'ai bien adhéré à l'histoire, et les retournement de situations, particulièrement à la fin, m'ont bien étonné.

En fait, l'histoire complète a bien réussie à m'étonner. Les personnages principaux sont des criminels, et ne sachant jamais où se situait leur loyauté, je ne pouvais jamais me faire une idée de leurs prochaines actions. C'était donc sans réelle surprise qu'ils se retournaient les uns contre les autres, mais en même temps, je ne me doutais jamais de ce qu'ils prévoyaient faire.

Malheureusement, je ne me suis pas beaucoup attaché à ces personnages. Leurs émotions semblaient plutôt survolées, ne me donnant jamais vraiment l'occasion de comprendre leur psychologie, ni ce qu'ils ressentaient. Je n'arrivais donc pas à me sentir près d'eux.

C'est donc avec un avis mitigé que je ressors de cette lecture. Plusieurs aspects de ce livre m'ont beaucoup plu, comme la plume de l'auteur et son attention pour les détails, ainsi que les fondements de l'histoire, mais certains autres aspects m'ont moins plus, tels que le manque d'attachement envers les personnages. Somme toute, je ressors de cette lecture avec un avis plus positif que négatif, et j'ai bien apprécié le moment passé à lire ce livre. Il s'agit d'une série que j'aurais probablement envie de continuer, mais peut-être pas dans l'immédiat.