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dimanche 31 décembre 2017

La Faucheuse, tome 1

 
Les commandements du Faucheur.

Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme, et sans préméditation.
Tu accorderas une année d'immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t'ont résisté.

L'immortalité ne saurait tempérer la folie ou la fragilité de la jeunesse. L'innocence est condamnée à mourir d'une mort grotesque de nos propres mains, victime de os erreurs irréversibles. Aussi, nous enterrons l'émerveillement candide dont on se nourrissait petits, le remplaçant par des cicatrices dont nous ne parlons jamais, trop enchevêtrées pour que n'importe quelle technologie y remédie. À chaque glanage que je commets, à chaque vie que je fauche pour le bien de l'humanité, je pleure l'enfant que je fus un jour et dont je peine à me rappeler le nom par moments. Et je brûle de trouver un endroit, au-delà de l'immortalité, où je puisse, d'une certaine manière, ressusciter cet émerveillement et redevenir ce petit garçon.


Extrait en page 423.
Je n'avais jamais entendu parler de ce livre avant de le voir sur les tablettes de ma médiathèque. J'ai tout de suite été attirée par sa couverture et la simple lecture du résumé m'a convaincu de l'emprunter, certaine que je l'apprécierais énormément.

Dans un monde où la mortalité n'existe plus, l'humain a mis en place un nouveau système pour contrôler le nombre d'individu peuplant la Terre, ou a plutôt mis un groupe de personne en charge de cette tâche ; les Faucheurs. Ceux-ci ont comme lourd travail de «glaner» leurs pairs, selon des statistiques pré-établies. C'est ainsi que nous entrons dans l'histoire de deux jeunes adultes, choisis par un Faucheur pour devenir ses apprentis. 

J'ai adoré ce monde un peu macabre que l'auteur met en place. Il s'agit de le même Terre que nous connaissons, mais en améliorée dans tous les domaines. La mort n'existe plus, les blessures non plus. Toutes figures d'autorité ont été remplacées par le Thunderhead, une force omniprésente qui prend tout à sa charge et fait un bien meilleur travail, selon mon humble avis. En bref, il s'agit d'une sorte d'utopie. Toutefois, les Faucheurs existent, ruinant celle-ci pour certains élus qui voient alors leur vie se terminer. Les techniques de mise à mort sont aussi variées que le nombre de Faucheurs les utilisant et j'ai adoré le concept d'une sorte d'école pour les Faucheurs, d'un conclave pour vérifié que le tout se passe de la meilleure façon, et des épreuves pour déterminer qui est apte à endosser cette lourde responsabilité.

Les personnages sont exquis. J'ai particulièrement apprécié celui du maître Faraday, une sorte d'ermite sociale qui a su me faire réfléchir à plus d'une reprise. Les deux personnages principaux sont aussi extrêmement intéressants. Étant complètement différents, ils apportent chacun quelque chose de nouveau, et j'ai beaucoup aimé leur relation amour-haine, cela rajoutait de la compétition à leur apprentissage, même s'ils faisaient tous les efforts possibles pour ne pas l'être.

J'ai été totalement captivée par l'histoire. Remplie d'action, celle-ci se caractérise par des retournements de situations de tous les côtés, et je ne savais ainsi jamais à quoi m'attendre, ce que j'ai adoré. J'ai extrêmement hâte d'avoir le deuxième tome entre les mains, et d'ainsi pouvoir continuer cette excellente série.


Replica, tome 1

GEMMA a toujours été une adolescente solitaire, surprotégée par ses parents à cause de sa santé fragile. Sa vie se réduit à sa maison, son lycée et ses échanges avec sa seule amie. Un jour, Gemma apprend que le nom de son père est associé au mystérieux institut Haven qui abriterait des expériences scientifiques monstrueuses. Elle décide de se rendre sur l'île d'Haven pour découvrir ce qu'il s'y passe réellement...

LYRA - ou numéro 24 - n'est pas humaine, c'est une replica, un clone. Pour elle, le monde se limite à l'Institut, aux savants et infirmières qui s'occupent d'elle. Le jour où l'île devient le théâtre d'une terrible explosion, Lyra s'échappe. À l'extérieur des murs de l'Institut, elle découvre un monde qu'elle n'avait jamais soupçonner et rencontre Gemma.

Ensemble, GEMMA et LYRA essaient de lever le voile sur les mystères de Haven. Les secrets qui leur seront révélés vont changer leur vie pour toujours...


Les nuits de grand silence, il nous arrive de les entendre scander leurs slogans : ils réclament notre mort. On peut les voir aussi, ou plutôt discerner le halo de lumière au-dessus du littoral de Barrel Key, où ils doivent être réunis. Leurs regards sont sans doute dirigés vers l'étendue d'eau noire, vers la clôture qui entoure l'Institut Haven, blanc et anguleux. À cette distance, il ressemble, j'imagine, à une longue mâchoire verte où sont plantées des dents miniatures. Ils nous traitent de monstres. De démons. Parfois, lors de mes insomnies, je me demande s'ils ont raison.



Extrait en page 11.

Lauren Oliver est une auteure dont j'ai aimé la majorité des livres, c'est donc sans vraiment y penser que je me suis lancé dans la lecture du premier tome de Replica, un livre à l'aspect nouveau dont plusieurs ne cessait de vanter les mérites.

J'ai donc commencé par le côté de Gemma, ayant lu quelque part qu'il n'y avait pas de réel commencement à cette histoire. Je me suis dit qu'il y aurait probablement plus de révélations du côté de la clone que de celle de l'humaine, et j'espérais ainsi garder une petite part de mystères en commençant par le côté de cette dernière.

Je suis bien entré dans l'histoire, dès le premier chapitre, et j'en suis rapidement venue à me demander ce dont il était question et quelle était cette histoire d'île retirée avec ces expériences scientifiques secrètes. Je me suis bien attaché aux personnages, ou du moins à tout ceux n'étant pas Gemma. J'ai eu beaucoup de mal avec celle-ci et je l'ai trouvé plutôt désagréable. Elle n'avait aucune confiance en elle, était plutôt naïve et manquait de sens de la déduction, ce qui faisait en sorte que je réussissais à assembler les pièces du puzzle beaucoup plus rapidement qu'elle. Je l'ai aussi trouvé particulièrement geignarde et plutôt méchante envers sa meilleure amie, un personnage que j'ai beaucoup aimé. J'ai préféré le personnage de Lyra, en ce qui concerne les personnages principaux de l'histoire.

J'ai donc terminé le côté de Gemma, tout en trouvant la fin assez rapide, et puis je me suis lancé dans la lecture du côté de Lyra en me disant que j'aurais peut-être plus de réponses à mes questions. En effet, j'ai trouvé le côté de Lyra beaucoup plus informatif en ce qui concernait l'île, les clones et leur utilité, j'ai donc été contente de l'avoir gardé en deuxième, mais j'ai aussi trouvé son côté extrêmement répétitif. Il s'agit exactement de la même histoire, et lorsque les personnages de Gemma et de Lyra se retrouvent ensemble, il s'agit exactement des mêmes dialogues que j'avais pu lire auparavant, rendant leur lecture extrêmement répétitive et ennuyeuse. Et puis la fin de ce côté se termine aussi abruptement que celle du premier tome, ce qui m'a un peu déplu.

Au final, j'ai trouvé ce livre intéressant et le concept plutôt innovateur, mais un livre en deux points de vue séparés apporte beaucoup de répétition, rendant la lecture, ou du moins une partie, un peu moins agréable. Il s'agit donc d'une idée que j'ai aimé découvrir, le temps d'un tome, mais puisqu'il s'agit d'une saga, j'espère que les autres tomes ne seront pas écrits de la même manière, puisque je ne pense pas avoir la motivation nécessaire pour en lire plusieurs ainsi.

Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers

Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n'ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais... C'est donc l'un avec l'autre, et l'un pour l'autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l'univers.





We all wanted to see what Dante was seeing.
We stood silently around Dante's telescope in the middle of the desert as we waited for our turn to see all the contents of the sky. When I looked through the telescope, Dante began explaining what I was looking out into the vast universe. Through that telescope the world was closer and larger that I'd ever imagined. And it was all so beautiful and overwhelming and - I don't know - it made me aware that there was something inside of me that mattered.

Extrait en page 42.
Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers est un livre qui se trouvait dans ma PAL depuis un long moment, et je ne cessais de lire d'excellents commentaires sur celui-ci, si bien que j'ai préféré attendre pour le lire, de façon à avoir le temps de bien m'immerger dans l'histoire et de bien l'apprécier dans son entièreté.

J'ai découvert dès les premières pages une écriture extrêmement poétique et entraînante. Il s'agit de ce genre de plume que je pourrais lire des heures durant sans jamais me lasser, tellement les phrases s'enchaînent et les mots s'entremêlent d'une si belle façon. L'histoire, en somme, n'est ni originale, ni débordant d'action, mais elle est tout simplement belle. Magnifique, même. J'ai eu des larmes aux yeux, j'ai eu le sourire aux lèvres. Ce livre m'a fait passer par une gamme d'émotions complète, en peu de temps, et c'est ce qui fait en sorte que je l'ai autant apprécié. 

Les personnages sont attachants, et représentent le point fort de ce roman. Je dois admettre que le personnage de Dante s'est mis à m'exaspérer vers la fin, mais ce n'était que son attitude face à la situation qui me déplaisait, ainsi que le fond de sa personnalité, mais le personnage dans son ensemble m'a beaucoup plu, tout comme celui d'Ari. Il s'agit de deux adolescents radicalement différents, mais tellement semblables à la fois. J'ai aussi beaucoup apprécié la façon dont les personnages des parents avaient été abordés. Ceux-ci ont leurs problèmes, leurs difficultés, mais l'auteur n'a jamais utilisé la route facile et tombé dans le cliché des parents qui ne comprennent jamais rien et qui ne sont d'aucune aide pour leur enfant. C'était une différence agréable à retrouver dans un livre ciblant un public de jeunes adultes.

Concernant la fin, je m'en attendais un peu. En fait, toute l'histoire nous pousse vers cette fin, cette réalisation, il aurait donc été un peu naïf de ne pas la voir arriver. Toutefois, j'ai beaucoup aimé que le roman ne tourne pas autour d'une histoire d'amour, mais beaucoup plus autour d'une merveilleuse histoire d'amitié. J'ai adoré voir les personnages évolués les uns avec les autres, se découvrir et se comprendre, s'aimer et s'accepter. C'est un livre que j'ai beaucoup apprécié, comme plusieurs autres, d'ailleurs.



Nous les menteurs

Une famille belle et distinguée. Une île privée. Une fille brillante, blessée ; un garçon passionné, engagé. Un groupe de quatre adolescents - les Menteurs - dont l'amitié sera destructrice. Une révolution. Un accident. Un secret. Mensonges sur mensonges. Le grand amour. La vérité.

Welcome to the beautiful Sinclair family.
No one is a criminal.
No one is an addict.
No one is a failure.
The Sinclairs are athletic, tall, and handsome. We are old-money Democrats. Our smiles are wide, our chins square, and our tennis serves aggressive.
It doesn't matter if divorce shreds the muscles of our hearts so that they will hardly beat without a struggle. It doesn't matter if trust-fund money is running out ; if credit card bills go unpaid on the kitchen counter. It doesn't matter if there's a cluster of pill bottles on the bedside table.


Extrait en page 3.
     Nous les menteurs est un livre qui a fait le tour de la toile il y a quelques mois de cela. Il se trouvait parmi les livres les plus populaires du moment, et c'est ce qui m'a donné envie de le lire, puisque si autant de gens l'adoraient, c'est probablement qu'il était plutôt bon... non? Non.

Dans mon cas, ce livre est malheureusement une belle déception. J'ai lu ce livre en version originale, et dès les premières pages je savais que l'écriture n'allait pas m'emporter. Je ne saurais dire avec exactitude ce que je n'ai pas apprécié de celle-ci, mais elle n'était tout simplement pas assez entraînante pour me donner envie de tourner les pages à un rythme effréné. Je n'ai pas non plus réussi à réellement accrocher à l'histoire. Oui, j'avais envie de connaitre le fin mot de l'histoire et c'est pourquoi je n'ai pas abandonné ma lecture, mais il s'agit d'un livre qui ne m'a fait ni chaud ni froid et que je n'ai pas pris un réel plaisir à lire.

J'ai continué ma lecture en me disant que la fin me donnerait peut-être tort, et que je réaliserais que celle-ci valait bien l'histoire moyenne que je venais de lire... mais une fois encore, non. J'ai vu la fin arriver à des kilomètres, et bien que je mentirais si je disais que je savais ce qui était réellement arrivé, je peux dire sans mentir que j'avais compris la majorité des éléments, et que de cette façon, la fin ne m'a pas du tout étonnée. Je l'ai plutôt trouvée décevante. Étrangement, je m'attendais à vraiment plus de celle-ci.

Il y a aussi les personnages... Je les ai trouvé exécrables. Il n'y en a pas un seul auquel je me suis attaché, pas même le personnage principal, que j'ai trouvé extrêmement banal et désagréable.

Au final, je n'arrive pas à trouver de points positifs à ce livre, si ce n'est le fait qu'il était court et qu'il se lisait facilement et rapidement. J'ai malheureusement été extrêmement déçue par cette lecture que plusieurs ont trouvée très bonne. J'en attendais tellement plus, et peut-être que j'en attendais justement trop.

mardi 12 décembre 2017

Les enfants de Vénus, tome 1

Quelques centaines d'années après la Révolution de Vénus qui a permis l'avènement d'une ère matriarcale, Physalis, princesse de Sàlissa et descendante de Vénus, est en âge d'enfanter une héritière pour le trône. Au mépris du protocole, elle refuse la méthode d'insémination et fait appel à un procréateur. Mais dans un futur où les hommes sont considérés pour la plupart comme des êtres inférieurs ce choix ne s'avère pourtant pas si simple... Les deux jeunes gens que tout oppose commencent à devenir proches et cette intimité inédite remet en cause l'ordre établi. Face à la pression du conseil du royaume et aux interdits qui planent sur cette relation, Physalis va devoir faire un choix entre ses responsabilités d'héritière et ses convictions...




Physalis acquiesça. Elle retourna en direction de se chambre, soudain pleine de lassitude. Son enthousiasme était retombé. Non seulement elle devrais assister à cette cérémonie d'inauguration où elle devrait saluer, parler à des centaines de femmes, et agir en bonne petite princesse pendant des heures, mais en plus elle ne verrait pas Lime avant le lendemain, ce qui l'attristait finalement bien plus que le reste.

Extrait en page 31 & 32.
Je tiens premièrement à remercier Livraddict, ainsi que l'auteure, M.S. Mage, pour m'avoir si gentiment offert ce roman. Le résumé de ce livre a su m'attirer. Celui-ci laissait miroiter une histoire différente, abordant un sujet peu exploité dans les livres que j'ai la chance de lire, et c'est ce qui m'a poussé à en faire la découverte.

C'est donc avec empressement que je me suis lancé dans cette histoire. Celle-ci prend place au sein d'une société matriarcale, ce qui a su me déstabiliser, bien que cela m'ai beaucoup plu. Nous sommes tellement habitué à des histoires où l'homme occupe des places de pouvoir et où les femmes occupent certains emplois plus en marge de la société, tels que femmes de ménages ou bien même travailleuses du sexe, que de voir les rôles inversés m'a fait un grand choc. Mes repères ont été chamboulés, et cela m'a fait réaliser à quel point notre société, bien que les femmes puissent y occuper des rôles importants, est toujours menée par le patriarcat sur bien des aspects. C'est donc une perspective nouvelle que ce roman m'a apportée, et j'ai bien apprécié ce changement.

On entre donc dans l'histoire de Physalis, jeune héritière au trône de Sàlissa un royaume gouverné par les femmes, pour les femmes. Il s'agit d'un personnage principal que j'ai beaucoup aimé, notamment pour sa fougue et son esprit de rébellion. Ce sont deux aspects de sa personnalité qui ont résonné chez moi, et que j'aurais apprécié qu'elle développe un peu plus, en particulier envers sa mère, que j'ai trouvé particulièrement désagréable tout au long de l'histoire. J'aurais aussi bien aimé qu'elle garde cette envie de défier les règles jusqu'à la fin, puisqu'elle m'a semblé renoncer à ses convictions un peu trop facilement à mon goût. Toutefois, la toute fin m'a prouvé qu'elle n'avait peut-être pas perdue cette flamme que j'avais décelée chez elle dès le début, mais qu'elle l'avait peut-être plutôt redirigé intelligemment.

Pourtant, du côté du personnage principal masculin, j'ai été un peu déçue. Celui-ci m'a semblé plat mis à côté de Physalis, et lorsque j'avais l'occasion de lire ses points de vues, je n'étais pas convaincue par sa façon de penser. J'espère qu'il se démarquera plus dans le deuxième tome, puisqu'il pourrait malheureusement s'agir d'un personnage que j'oublierai rapidement autrement.

Si vous chercher un livre rempli d'action et de rebondissements, peut-être qu'il faudrait chercher ailleurs, puisque celle-ci n'arrive que pour un court moment vers la fin, ais malgré tout, l'histoire a su me happer. J'ai tourné les pages de ce livre les unes après les autres, jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus, et j'ai bien hâte de pouvoir lire la suite.